Ce n’est pas un peu tôt pour commencer à chauffer les
esprits en vue des élections alors que le bon sens s’attend dans une démocratie
où la notion de citoyen a un sens à ce qu’un bilan de l’action dans des
circonstances exceptionnelles soit fait sincèrement et méthodiquement afin d’apprécier
les erreurs et les réussites pour mieux appréhender l’avenir et éclairer les
choix qui se posent à nous.
« Il faut savoir que le développement d’une
candidature, c’est maintenant ou jamais : après l’été 2020, la situation
va se figer, il sera difficile aux nouveaux venus du club de devenir un
candidat crédible. En mars 2015 Emmanuel Macron avait déjà le charisme et la
popularité, et sans doute aussi l’ambition d’aller jusqu’au bout à l’élection de 2017. »
Raisonner en sélectionneur de football et pratiquer la
technique de la défensive agressive pour tenter de séduire nos citoyens un peu
perdus par la vitesse des changements de ton, de méthodes, de vérités frappées
par l’obsolescence non programmée mais bien réelle semble peu propice au climat
d’explication démocratique dont notre pays a besoin. Si on ne veut pas
retourner aux kermesses et pirouettes électorales dernières.
Et de se retrouver à l’issue de celles-ci avec une fois de plus notre pays en suspens
faute de véritable débat démocratique et d’institutions respectées servies par
des élus pleinement responsables et légitimes. Institutions et élus dont actuellement
seul la servitude, les intérêts de leurs propriétaires et la complaisance des
médias internes maintiennent les apparences.