• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Octave Lebel

Octave Lebel

Une lutte est engagée autour des outils de diffusion du savoir et de la culture qui sont puissants comme jamais. Comme le sont aussi les outils de communication et d’influence et leur capacité paradoxale à servir ou asservir l’aspiration des êtres humains à l’autonomie, la responsabilité, la coopération, la solidarité, l’équité et le respect mutuel.
 Sans illusion, je pense qu’il s’agit d’un combat sans merci au vu de la puissance jamais rassasiée de ceux qui s’imaginent définitivement supérieurs parce qu’ils ont capté à un moment de l’histoire les leviers de l’économie et du pouvoir tout en s’en disputant férocement entre eux comme leurs prédécesseurs la jouissance et la maîtrise. Le peuple, ses élites les plus nombreuses, toute la richesse et la diversité humaine qui le compose, son intelligence collective, finiront par imposer une véritable démocratie dans laquelle il se sentira complètement citoyen, écouté et respecté. De plus en plus de citoyens ont décidé que cela suffit et que la résignation n’est pas un avenir.
Comme quoi, même endiguée, l’expression de la démocratie, comme l’eau, s’infiltre partout portée par la curiosité et le travail.
 
 
Une citation n’est pas une référence vénérable. Tout au plus un clin d’œil, un repère ou le début d’une réflexion en toute liberté selon le bon vouloir de chacun.
 
« Personne n’est l’éducateur de quiconque, personne ne s’éduque lui-même, seuls les hommes s’éduquent ensemble, par l’intermédiaire du monde. Il n’y a ni ignorants ni savants absolus : il y a des hommes qui, ensemble, essaient de savoir davantage. » Paulo Freire
 
« Plus un peuple est éclairé, plus ses suffrages sont difficiles à surprendre ...même sous la constitution la plus libre, un peuple ignorant est esclave. »
Condorcet - 1743-1794 - Cinq Mémoires sur l'instruction publique, 1791-1792.

 
« La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter ». Aldous Huxley
 
« À chaque fois que vous vous retrouvez à penser comme la majorité des gens, faites une pause, et réfléchissez… » Marc Twain
 
«  D'une façon générale, on ne doit pas oublier d'être bon, car la bonté, dans les relations avec les hommes, fait bien plus que la sévérité. » Rosa Luxemburg
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/01/2019
  • Modérateur depuis le 06/02/2019
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 31 714 682
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 311 286 25
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Octave Lebel Octave Lebel 3 mai 20:58

    Comment anesthésier le citoyen pour en faire un bon électeur qui ressemble à ce que disent de lui les sondages et enquêtes d’opinion.

    « 58% des français approuveraient le contenu de la tribune des militaires. 49% penseraient que l’armée devrait intervenir sans l’avis du gouvernement, 73% que la pays se délitère »

    Pour info :

    "Selon le sondage d’Harris Interactive réalisé pour LCI, 64% des personnes interrogées ont entendu parler de cette tribune et 38% voient précisément de quoi il s’agit."

    Je crains que l’on n’ait pas fini de nous biberonner aux sondages pour que nous les reprenions en cœur puisque cela marche. Ce prémâché nous dispenserait-il de réfléchir ?

    https://www.lci.fr/societe/tribune-des-militaires-valeurs-actuelles-58-des-francais-soutiennent-l-initiative-des-signataires-2184708.html



  • Octave Lebel Octave Lebel 3 mai 20:20

    @Fergus

    Les sondages et enquêtes d’opinion sont de très bons outils des sciences humaines. Ils sont très utiles pour l’action publique et civique et dans beaucoup de domaines. Ce sont aussi de bons outils quand le travail, la rigueur et la qualité y sont notamment concernant les opinions politiques et leurs évolutions. Ils servent aussi très bien les objectifs des publicitaires.

    On voit donc tous les usages possibles concernant « la fabrique de l’opinion » et l’usage massif qui en est fait où sur le champ politique l’influence l’emporte largement sur l’information. Presque à chaque fois, on peut trouver ici sur ce site des auteurs ou des commentateurs qui font dire au sondage ce qu’ils ont envie d’y avoir et d’asséner jusqu’à affirmer à l’occasion le contraire de ce qu’ils montrent. Ils sont tout excusés puisqu’ils imitent en cela certains grands médias dont ils s’inspirent. A nous de ne pas être dupes et de ne pas nous gêner pour le dénoncer quand cela arrive. A nous d’alerter sur la concentration des médias dans quelques mains et le très grand problème démocratique que cela pose.



  • Octave Lebel Octave Lebel 3 mai 19:50

    @cettegrenouilleci

    Désolé, j’ai du mal m’exprimer.
    Il me semble qu’en Italie toute l’énergie créatrice, revendicatrice, constructive, souhaitant récupérer des parts de souveraineté a été dispersée et dégonflée par les errements, les rivalités, la démagogie aussi des mouvements populistes (et aussi me semble-t-il quelques parasitages institutionnels et économiques) et au bout du chemin on voit un ancien président de la commission européenne qui reprend la barre et dont l’ambition est d’enfermer avec ses pairs de l’UE les peuples, leur histoire, leurs singularités, leurs aspirations démocratiques dans une supranationalité juridique qu’il deviendrait de plus en plus difficile de contester ou combattre selon besoin.Surtout pas d’Europe des états-nations et des peuples.
    Avec le RN au pouvoir, ce scénario serait tout à fait plausible .De confusion en troubles, si faciles à susciter et envenimer nous pourrions bien avoir une UE qui se pose en suzeraine des états impuissants et de leurs peuples réfractaires gaulois et autres avec de gentils correspondant locaux chez nous.Voire à la demande de populations désorientées.

    Il y a 3 points d’inquiétude à mon avis. Il y a maintenant une masse critique de dirigeants politiques (avec une relève jeune qui est prête) qui croient à leur avenir par l’UE et qui sont intelligents, combatifs et assez résolus. Les peuples des pays européens sont très divers et globalement peu lucides sur ces enjeux qui ont intérêt à rester opaques pour faciliter les manœuvres des classes dirigeantes mais les choses peuvent bouger vite avec le renouvellement des générations. Chez nous nos concitoyens sont très attentistes et ont du mal à intégrer que rien de bon ne se fera sans eux et qu’il nous faut nous coordonner pour trouver des chemins communs sinon nos dirigeants qui savent si bien accompagner ou déplacer sans fin les lignes de toutes sortes de clivages nous mèneront là où ils ont décidé d’aller.Je pense que cela relève plus d’une fuite en avant et un sauve-qui-peut que d’une réflexion globale et maîtrisée.Même si je reconnais que c’est difficile pour tout le monde.

    Je pense qu’un gouvernement résolu d’un pays comme la France avec le soutien de sa population pourrait faire sérieusement bouger les lignes dans l’UE et avoir un effet d’entraînement.Bien entendu, tout sera fait et dit pour que cette prise de conscience ne puisse se concrétiser.

    Au fond les deux parties sont dans une course contre la montre pour trouver un point de bascule.



  • Octave Lebel Octave Lebel 3 mai 14:52

    N’oublions pas l’essentiel parce qu’il y a quand même quelques sérieux problèmes en jeu  

    ● Sur quels outils de souveraineté (politique économique, fiscale, sociale, diplomatique) voulons-nous nous agir afin de décider de notre avenir et préserver nos intérêts. L’élection du pouvoir exécutif d’un pays est la seule porte d’accès aux instances de pouvoir exécutif et législatif de l’UE qui nous imposent leurs objectifs et cadres réglementaires et celle où les citoyens  d’un pays sont le moins mal représentés et pénalisés par la nature du scrutin. Le parlement européen issu d’un type de scrutin surréaliste étant une vitrine et le terrain de jeu des lobbies.

    ●Avons besoin ou non de toute urgence d’une restauration pour les citoyens d’une capacité de contrôle et de participation à l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques ?

    ● Allons nous continuer de subir le rôle et l’influence d’une minorité de quelques pour cent qui tient sous sa séduction et sa coupe une autre minorité de 20 à 25% qui ne voit pas encore mais pressent que son confort sera aussi bientôt menacé ? Embarqués qu’ils sont comme passagers temporaires et sous condition dans la spirale de la concentration des richesses et des pouvoirs. Et que le prix à payer sera celui d’une démocratie surveillée, tenue en équilibre sur le fil entre la menace et la violence, régulée par le largage régulier des devenus encombrants. Faute de vouloir résoudre la contradiction de ce soi-disant ruissellement magique qui finira, c’est juré, nous disent les premiers par répartir équitablement le produit du travail. Sans lequel il n’y a ni production ni échanges de biens et services. Discours alarmistes ? Repassez-vous en tête les paroles de nos dirigeants depuis 20 ou 30 ans. Et examinez ce qu’il s’est passé en fait.

    ● Allons-nous nous laisser berner par le recours à une référence supranationale de nature à tout résoudre (il y a même de l’argent magique d’un coup, c’est dire) mais surtout à endiguer les aspirations démocratiques, l’expression et le vote des citoyens et brouiller les enjeux économiques et sociaux ?

    ● Allons-nous enfin élaborer de nouvelles institutions pour notre pays quand maintenant la figure d’un président (rôle politique clé dans l’architecture rafistolée de notre système politique) surgit d’une comédie électorale pour sitôt élu être contesté dans sa légitimité.

    Ceci ne peut que nous mener plus ou moins vite à une guerre civile larvée ou ouverte et à une crise institutionnelle majeure dont personne ne veut parce que ce sera l’abaissement du pays (déjà bien entamé) au détriment de chacun et l’écroulement de notre place dans l’Europe et le monde. Nos amis italiens nous montrent le chemin. Ce n’est qu’une question de temps et donc pourquoi attendre en laissant se dégrader un peu plus la situation ?

     



  • Octave Lebel Octave Lebel 3 mai 14:49

    N’oublions pas l’essentiel parce qu’il y a quand même quelques sérieux problèmes en jeu  

    ● Sur quels outils de souveraineté (politique économique, fiscale, sociale, diplomatique) voulons-nous nous agir afin de décider de notre avenir et préserver nos intérêts. L’élection du pouvoir exécutif d’un pays est la seule porte d’accès aux instances de pouvoir exécutif et législatif de l’UE qui nous imposent leurs objectifs et cadres réglementaires et celle où les citoyens  d’un pays sont le moins mal représentés et pénalisés par la nature du scrutin. Le parlement européen issu d’un type de scrutin surréaliste étant une vitrine et le terrain de jeu des lobbies.

    ●Avons besoin ou non de toute urgence d’une restauration pour les citoyens d’une capacité de contrôle et de participation à l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques ?

    ● Allons nous continuer de subir le rôle et l’influence d’une minorité de quelques pour cent qui tient sous sa séduction et sa coupe une autre minorité de 20 à 25% qui ne voit pas encore mais pressent que son confort sera aussi bientôt menacé ? Embarqués qu’ils sont comme passagers temporaires et sous condition dans la spirale de la concentration des richesses et des pouvoirs. Et que le prix à payer sera celui d’une démocratie surveillée, tenue en équilibre sur le fil entre la menace et la violence, régulée par le largage régulier des devenus encombrants. Faute de vouloir résoudre la contradiction de ce soi-disant ruissellement magique qui finira, c’est juré, nous disent les premiers par répartir équitablement le produit du travail. Sans lequel il n’y a ni production ni échanges de biens et services. Discours alarmistes ? Repassez-vous en tête les paroles de nos dirigeants depuis 20 ou 30 ans. Et examinez ce qu’il s’est passé en fait.

    ● Allons-nous nous laisser berner par le recours à une référence supranationale de nature à tout résoudre (il y a même de l’argent magique d’un coup, c’est dire) mais surtout à endiguer les aspirations démocratiques, l’expression et le vote des citoyens et brouiller les enjeux économiques et sociaux ?

    ● Allons-nous enfin élaborer de nouvelles institutions pour notre pays quand maintenant la figure d’un président (rôle politique clé dans l’architecture rafistolée de notre système politique) surgit d’une comédie électorale pour sitôt élu être contesté dans sa légitimité.

    Ceci ne peut que nous mener plus ou moins vite à une guerre civile larvée ou ouverte et à une crise institutionnelle majeure dont personne ne veut parce que ce sera l’abaissement du pays (déjà bien entamé) au détriment de chacun et l’écroulement de notre place dans l’Europe et le monde. Nos amis italiens nous montrent le chemin. Ce n’est qu’une question de temps et donc pourquoi attendre en laissant se dégrader un peu plus la situation ?

     

     

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité