@ Séraphin Lampion
Je pense que la « Nature »,
comme les « états de nature » qui ont émergé de cette Nature primordiale :
qu’un fondamental existe ! Que c’est précisément cette non prise en
compte, cette négation du fondamental dans notre savoir : qui est la
cause de toutes nos difficultés humaines !
Déjà à son époque, Platon
s’interrogeait de savoir quelles raisons faisaient qu’un État se délite, sombre
dans l’esclavage (au sens d’aliénation) ou disparaît. Mêlant l’expérience et la
démonstration, il concluait qu’aucune communauté ne cède si elle n’a à
l’intérieur de soi les germes de sa destruction. Ainsi, si Athènes s’est
perdue, ce n’est pas sous les coups de ses ennemis spartiates ou
thébains : c’est que son régime impliquait la dégénérescence, comme celle
de toute cité livrée à l’appétit, à la cupidité. Platon mettait ainsi en avant
la causalité interne.
Epiphénoménologique dans
ses approches (spécialisation exclusiviste hors de tout entendement), puis paroxysmique
dans ses applications ... en fait rationalo technoscientiste en diable ;
exclusif dans ses raisonnements, spécialisé au spécieux, réducteur à
l’impossible, abusant les systèmes et les êtres, sophiste, cynique, forcément
fallacieux, artificiel, essentiellement
factuel, surfait au superfétatoire, voire même de plus en plus virtuel,
hypocrite, indifférent, inconséquent, cupide, devenu totalement paranoïaque et
schizophrénique : ce monde est savamment, délibérément et même académiquement
malade !
Totalement indépassable,
même fondamental, c’est la raison qui fait la logique, qui, elle-même, fait le
savoir, qui fait la culture, la société et la civilisation dans laquelle nous
vivons ; à raison, logique, savoir et culture paranoïaque et schizophrénique :
société et civilisation forcément paranoïaque et schizophrénique !
Une question se pose :
sommes-nous plus intelligent avec notre pléthore de savoirs technoscientifiques
? Non, il semblerait que non ; il semblerait même que nous soyons toujours au
fond de la caverne avec les ombres qui s’agitent car toujours aussi ignorant de
la « Nature », comme des « états de nature » qui ont émergés, dont la nature
humaine : nous sommes de plus en plus ignorant de l’humain et du principe
d’humanité !
Une sérieuse remise en cause épistémologique s’impose !
Que tout ceci soit un peu
plus ouvert sur le principe même de démocratie et d’humanité ; sur les
principes de la « République » qui les rejoignent ! De la « Res-publica »,
de la chose publique et non de la seule chose privée, de cet « individualisme
méthodologique » technoscientiste !
La pensée complexe, une
méthodologie de la pensée complexe, doit remplacer celle de la simplification
au simplisme ; car ce n’est pas le simplisme qui fait fonctionner toute
chose mais la complexité : la complémentarité des choses et non leur
dichotomie !