@berry
Je pense pas être en contradiction.
Je dis simplement que quelque soit la couleur de peau, on a tous les mêmes potentialités, et je dis ça pour l’avoir vécu, ayant notamment vécu 20 ans dans le 93, de 1980 à 2000 à peu près...
J’habitais un immeuble à Pantin où vivaient des antillais, des kurdes irakiens, des espagnols, des portugais, des français bien blancs, et des juifs.
Et j’affirme que tout est dans l’éducation et la culture : mon fils avait un pote de collège d’origine marocaine, ainé de 3 frères, élevés par une mère seule, femme de ménage, et vivant à 4 dans un hôtel.
Eh bien je peux vous dire que ces gamins étaient loin de l’image actuelle de la racaille, abrutie au rap revanchard et au salafisme. Et leur mère, pour nous c’était une copine.
Idem pour nos voisins kurdes irakiens qui fuyaient le régime de saddam : des mecs super éduqués, parlant au moins 4 langues, bossant 10 heures par jour.
Et je me souviens aussi de potes antillais au bahut, dans les années 60/70, mais putain y’avait pas de problèmes.
Les problèmes sont liés à l’éducation, et aussi à la culture. Et aussi au niveau social mais pas que...
Alors des exemples de personnes extra européens qui tiennent la route, j’en ai à la pelle, et j’ai aussi des exemples des mêmes qui sont des vrais cons : notamment un pote algérien avec qui j’avais fait les 400 coups dans les années 78/79, et qui est devenu en l’espace de 3 ans un vrai connard barbu, parce qu’il faut pas oublier que dans ces années-là, après la révolution islamique en Iran, les différentes factions musulmanes se sont senti le vent en poupe et les Frères Musulmans, pour ne nommer qu’eux, bien avant de faire du prosélytisme dans les cités ou au zonzon, eh bien ils ratissaient dans les facs, notamment Vincennes et ensuite Saint-Denis...
Alors voilà. Tout n’est pas tout noir ou tout blanc, on a évidemment tous les mêmes aptitudes, mais les histoires, personnelles, communautaires, l’Histoire aussi, jouent leur rôle.
Et bien sûr la politique, politicarde, comme maintenant, parce que toute cette agitation, aussi bien aux USA qu’ici, c’est évidemment pas gratuit.