@titi
Cher Titi,
Merci pour votre réaction intéressante. Vous
avez raison de préciser que quand on investit à l’étranger, on peut retirer ses
billes. En revanche, on ne peut se soustraire à ses obligations sociales et faire
l’impasse sur l’information légitime des salariés et lorsqu’il s’agit d’une
banque, sur l’information des clients déposants. En l’occurrence, ni les
salariés ni les clients n’ont été informés du retrait du Crédit Mutuel. C’est
choquant pour les salariés et peut-être encore davantage pour les clients épargnants
qui avaient été prospectés par le Crédit Mutuel qui faisait valoir sa filiation
française pour les séduire.
Par ailleurs, vendre une entreprise pour $1
n’a rien de choquant en effet sauf lorsque, en l’occurrence, elle n’avait
aucune dette, possédait des fonds propres positifs et avait été évaluée par un
cabinet d’audit indépendant de renom international entre 1,9 et 2,9 millions de
dollars…
S’agissant de l’indemnité due aux salariés
suite à la cession de l’entreprise, elle avait d’une part été promise par le
Crédit Mutuel aux salariés et d’autre part elle est inscrite dans la loi cambodgienne
sur le travail qui oblige l’employeur au versement d’une prime d’ancienneté
équivalente à 15 jours de salaire pour chaque année d’emploi déjà effectué. Le
Crédit Mutuel qui s’est exonéré de toute procédure de liquidation de son
activité cambodgienne, ne peut pas se soustraire d’assumer ses obligations
sociales.
S’agissant de la consolidation des comptes et
au-delà des aspects fiscaux que je ne maîtrise pas, il est totalement inconcevable
qu’une activité de cette importance soit totalement dissimulées dans les
rapports financiers du groupe Crédit Mutuel. Comment peut-on imaginer
complètement occulter des rapports financiers la collecte par le Crédit Mutuel de
15 millions de dépôts auprès d’épargnants (principalement français au demeurant)
et la distribution de 10 millions de crédits ?