Le corps chimique correspondant se décompose à partir de 210 °C, température considérée comme sa température d’ébullition. Le corps chimique correspondant se décompose à partir de 210 °C, température considérée comme sa température d’ébullition. À partir de 170 °C, le produit chimique, métastable, n’obéit plus à aucune loi thermodynamique codifiée par les tables de prédiction usuelles ; la réaction à partir d’une masse critique de matière atteignant par endroits 290 °C peut s’emballer sur un mode turbulent et provoquer l’enchaînement vers une explosion globale. Il suffit de points chauds apportés par un petit incendie préalable, des tuyaux surchauffés, des courts-circuits d’installation électrique défectueuse ou plus rarement la foudre. Mieux, une première explosion dispersante, non corrélée directement au dépôt de nitrates d’ammonium, peut soulever la masse critique mélangée à environ un cinquième en volume d’air qui initie la réaction explosive finale à partir des points chauds laissés par la première explosion.
Cette poudre solide compacte et relativement instable se décompose à la chaleur en un volume gazeux important, d’où l’effet de souffle impressionnant et la dévastation inévitable de ce qui l’entrave. Les gaz produits sont, suivant les températures atteintes, l’ammoniac, l’oxyde nitreux N2O gazeux et autres NO2, la vapeur d’eau, l’hydrogène et le diazote.
NH4NO3 solide → N2 gaz + 2 H2O vapeur d’eau + ½ O2 gaz
Décidément, on ne comprend manifestement pas vite chez leshumains