Z comme Zemmour
« Ses succès
littéraires dépassent parfois en vente celui des prix Goncourt. »
C’est fou comme les médias se jouent de nous. J’ai lu le
« Le bûcher des vaniteux »(2013), petit succès. Puis "Le suicide
français "(2014).Le même livre avec quelques arrangements. Gros succès de
vente et de parade médiatique. Je n’ai pas entendu un seul critique le dire. Cela
aurait fait baisser les ventes et les audiences. Tant mieux, les affaires vont
bien. Il y a une petite entreprise familiale qui ne connaît pas la crise.
« Son débat avec
Bauer a été d’une qualité exceptionnelle, deux débatteurs hors pair. »
Ce sont effectivement deux très bons débatteurs dont l’opposition
est nette. J’observe qu’il faut une authentique controverse pour que Z explique
les fondements de sa réflexion, bien loin des slogans et affirmations à l’emporte-pièce
dont il est coutumier. Les liens qu’il fait entre monarchie, église catholique,
république, laïcité et « ultra-libéralisme »
ajouté par Bauer, gagneraient à être mieux connus de tous. Je pense que,
malentendus levés, réflexion agissante, son audience se dégonflerait dans tous
les secteurs de l’opinion.
« Et si, au lieu de crier, de nier, de
vouloir censurer, on consultait les Français sur les sujets tabous qu’il met
sur la table ? »
Le RN le fait,
non ? C’est mieux comme cela. Maintenant, c’est Z qui se charge de la
provocation et de souffler le chaud et le froid, de semer l’ambiguîté pour
ratisser large. Il n’aime pas Guy Debord mais a tout compris de la société du
spectacle. Il n’est pas le seul parce qu’on ne peut pas jouer tout seul à ces
jeux-là, n’est-ce pas ?
Un dernier mot. Z
est-il intelligent et cultivé et a-t-il des convictions ? Oui bien sûr.
Alors pourquoi ce créneau de la comédie quasi permanente ?