Parce
qu’il doit impérativement ne serait-ce que se nourrir, se vêtir,
se loger et se soigner, l’homme est un consommateur. Il l’est
depuis sa conception jusqu’après sa mort – les marchés du
prénatal et du funéraire en attesteraient s’il
en était besoin – et il se double d’un producteur dès qu’il
est en âge de travailler. Il est ainsi, avant toute autre opinion ou
considération, un agent économique au service de la société, aux
dépens de son environnement. Et plus le nombre de ces agents
augmente, plus leurs besoins s’accroissent – outre ceux qu’ils
s’inventent toujours plus nombreux –, plus ils produisent,
consomment, échangent et s’enrichissent, avec l’aide du progrès
scientifique et technique, quelles que soient les conditions du
partage de leurs richesses.
C’est ainsi que la vie de l’humanité s’est toujours confonde avec celle du binôme économie population (pudiquement ignoré des Tartuffe religieux et autres) et que si la richesse collective s’est toujours accrue, les religions en tirent toutes leur part.
À noter que la (sur)population, deuxième membre du binôme, fait l’objet d’une hypocrise comparable. Cf.https://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=227971