J’ai toujours été frappé par ce bonheur, cette joie même, des moines et moniales..
Mais je ne l’attribue pas à la religion mais bien au style de vie.
Une vie simple, où on a rompu avec tout ce qui est accessoire, où l’on ne fait plus de plans sur la comète quant au futur, où l’on a cessé de ruminer le passé, où l’on se concentre sur l’essentiel — pour le moine chrétien ce sera la spiritualité chrétienne mais pour un philosophe stoïcien ce sera la méditation sur la nécessité d’accepter le fatum et la mort, pour un taoïste la contemplation de l’évanescence des choses et leurs transformations perpétuelles — quelle que soient les options philosophiques il y a toujours des points communs qui sont la simplicité, l’abandon à la providence, le détachement, l’humilité...
Valeurs éternelles peu importe l’enrobage qui y amène.
Les valeurs modernes faites de vitesse, de stress perpétuel, de compétition, etc sont aux antipodes d’un tel style de vie.