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Commentaire de McGurk

sur La nécrologie spectacle


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McGurk McGurk 30 novembre 2020 12:52

Des millions de gens meurent dans l’indifférence générale mais un seul sort de la piste sous les larmoyants commentaires de nos semblables qui désormais ne vivent plus que par procuration.

C’est parfaitement exact.

Le même cirque s’est produit avec Johnny et, pendant six mois, on a eu des déluges d’articles, d’hommages, de chansons, manifestations et émissions télé.

Impossible d’y échapper, de pouvoir faire taire ce cortège de voix pour ceux ne lui vouant pas un culte. A tel point que la presse créait de toute pièce des articles afin d’occuper ses journées : Johnny pourquoi son cercueil est-il blanc, Johnny que va devenir son chien, etc et je n’exagère même pas leur titre...

On retrouve la même chose avec ce maudit virus : on se préoccupe du nombre de morts et on s’en apitoie alors que des centaines de personnes meurent chaque année de maladies diverses, les personnes âgées sont maintenant au centre des choses bien qu’avant tout le monde s’en moquait.

Mais votre exemple n’est qu’un parmi tant d’autres. Effectivement, beaucoup de Français préfèrent s’abrutir avec les matchs de foot et le fanatisme qui va avec plutôt que de réfléchir, s’informer correctement et participer à la création d’un meilleur avenir car ils ont, par flemme, délégué ça au monde politique.

Je ne suis pas à même d’expliquer les ressorts d’un tel basculement si ce n’est qu’à dire mon inquiétude devant ce phénomène qui ne cesse de s’amplifier

Plusieurs permettent de très bien le faire.

Une société qui n’a plus de repères ni de garde-fous (l’Etat entre autres), la propagande gouvernementale de la peur, l’absence d’avenir, etc.

Les causes sont nombreuses mais celle régnant en ce moment est bien la peur viscérale du virus entretenue par les fausses statistiques, les messages alarmants et bien d’autres choses encore.

C’est le cerveau primitif (appelé « reptilien ») qui domine car l’individu est en mode survie, ce qui signifie que la pensée rationnelle est court-circuitée pour laisser place à une action basique. La même chose se produit lorsqu’on a un réflexe (ex : lorsqu’on va tomber).

Nous survivons par délégation puis nous mourrons dans l’indifférence la plus totale.

Pour la majorité d’entre nous, l’avenir n’existe plus et seul le plaisir immédiat reste. En l’absence de perspective (à tout niveau) n’incite personne à réagir et, comme le monde politique et économique est corrompu, il est impossible de changer la donne ou de demander des comptes.


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