@Samson et Samy Levrai
Bonsoir et merci pour vos observations auxquelles je réponds /
Vous écrivez :
L’absence de souveraineté de la France par rapport à l’U€ ou l’€uro
relève avant tout du manque de volonté politique. Quand un orientation
€uropéenne déplaît à l’Allemagne, elle est nulle et non avenue !
/ Exact.
La France représente un poids bien plus lourd sur l’échiquier
€uropéen que la Belgique, le Luxembourg ou le Liechtenstein : il ne
tiendrait donc à nos politiques que taper du poing sur la table en
posant leurs exigences au niveau €uropéen pour que les lignes bougent !
/Exact, mais certainement pas l’équipe eurocrate actuelle. Ces gens (et je sais de quoi je parle) sont insupportables.
La seule menace d’un refus unilatéral de l’orthodoxie €urocrate et de
ses diktats y suffirait et trouverait de nombreux soutiens, au moins du
sud de l’€urope ! Quant à la perspective d’un Frexit, l’€urope n’y
survivrait tout simplement pas !
/Exact. Cette Europe actuelle n’y survivrait pas. Occasion formidable de repenser le bazar de fond en comble.
Encore faudrait-il avoir le courage d’y procéder — ce
que n’a à ce jour eu aucun politicien français -, quitte au pire à
déclencher un germanexit qui ne serait pas la pire chose qui puisse
advenir, sinon à l’€urope, au moins aux peuples et nations qu’elle
prétend régenter !
/ Exact. L’Allemagne rêve de s’en aller la première. Il faudrait que la France la devance et nous tirerions avantage de cette décision. Soyons clairs : il ne s’agit pas de refuser l’Europe mais simplement « cette » Europe actuelle. N’ayons crainte : l’échec de l’Euro finira par remettre les compteurs à zéro.
Quant à un retrait de l’OTAN, il trouverait sans nul doute bien des
supports au sein de nos états-majors et de nos forces armées, le
patriotisme de nombreux officiers s’accommodant fort mal de la tutelle
de Washington sur notre sécurité nationale.
/Patriotisme ? Là réside la difficulté dans la mesure où la seule chose qui intéresse les EM est un poste à Norfolk et la possibilité d’accéder aux « jouets » de l’OTAN, avec avantages financiers à la clé.
https://www.defense.gouv.fr/operations/otan/autres/la-france-et-act
https://www.irsem.fr/data/files/irsem/documents/document/file/1589/PIOTET_co nditions_vie_militaires_Europe_mars2003.pdf
http://www.difesa.it/FR/Primo_Piano/Pagine/ruggierodsact.aspx
La tutelle de Washington sur notre sécurité nationale a encore de beaux jours devant elle auprès de certains milieux favorables au « parti de l’étranger », fil conducteur décrit avec beaucoup de talent dans l’excellent ouvrage d’Eric Branca que je vous recommande :
L’ami américain. Washington contre de Gaulle, 1940-1969
Éric Branca
Perrin, Paris, 2017, 380 pages, 23 euros.
https://www.monde-diplomatique.fr/2018/07/LACROIX_RIZ/58863
"L’auteur, écrit l’historienne Annie Lacroix-Riz,
voue à Charles de Gaulle une vénération qui gomme les insurmontables
contradictions de la politique menée par le président français après la
Libération, puis de 1958 à 1969, au service de ces élites qui avaient
tout tenté sous l’Occupation pour l’empêcher d’accéder au pouvoir, et
qui continuèrent après-guerre à haïr ses velléités d’autonomie
extérieure. Certes, Éric Branca ne peut démontrer les hypothèses d’une
convergence entre de Gaulle et Konrad Adenauer (prétendument antinazi)
en faveur d’une prise d’indépendance par rapport aux États-Unis,
qu’aurait ruinée le successeur de ce dernier, l’« Américain »
Ludwig Erhard (nazi avéré), ni d’un tournant francophile décidé par
John Fitzgerald Kennedy puis par Richard Nixon, tristement avorté. Mais
il décrit bien, bibliographie et fonds américains à l’appui,
l’interminable liste — de l’extrême droite à la gauche anticommuniste —
des Européens vissés aux dirigeants américains depuis la seconde guerre
mondiale ou sa fin, œuvrant si efficacement sous de Gaulle et au-delà ;
et la déloyauté de certains gaullistes sonores secrètement acquis à
Washington, comme en témoigne leur soutien, contre lui, en 1943 à Alger,
au général Henri Giraud."
En réalité, la seule marque d’autorité serait d’affirmer clairement et officiellement un refus du Grand Reset et un Frexit qui redéfiniraient complètement les termes politiques, économiques, financiers et géostratégiques d’une UE et d’une Europe Zombies.
Cordialement,
Renaud Bouchard