Aux Lecteurs.
Ce texte, impeccable de modestie et...d’efficacité, malgré les apparences d’un cri d’alarme.
A lire très attentivement.
Moi, médecin généraliste, j’aimerais que l’on m’explique
Je suis médecin, et en cette fin 2020, comme vous, je suis perdue - BLOG
J’aurais préféré que notre Ministre se souvienne de son quotidien de médecin : oser dire quand on ne sait pas.
Médecin généraliste, ancienne interne des Hôpitaux de Paris
26/12/2020 22:36
"Concernant les vaccins, nous
ne pouvons pas échouer.
La mascarade des masques ne doit pas être suivie
d’une improvisation de vaccination et les pouvoirs publics redescendent
de leur piédestal pour le comprendre.
Je ne leur demande même pas de mea culpa,
je leur demande juste d’ouvrir les yeux et de comprendre que pour
réconcilier la population avec le vaccin, il leur faudra faire preuve de
transparence, d’humilité et d’exemplarité et de clarté.
Quand
va-t-on vacciner ? Où ? Qui le fera ? Avec quel vaccin ? Sommes-nous
certains d’avoir suffisamment de doses pour tout le monde ?
La
méfiance de la population, née entre autres de l’illusion du
gouvernement de tout savoir, tout contrôler, tout comprendre, devra être
combattue. Notre seule arme sera pour cela de l’éducation. De
l’information. Claire, contrôlée et éclairée. Il faudra dire ce que l’on
sait autant que ce que l’on ne sait pas.
Il y a un an, personne ne leur
en aurait voulu d’expliquer que nous étions face à un nouvel ennemi,
inconnu, perfide, agressif, mais ils se sont enferrés dans la tenue des
élections, dans l’inutilité des masques plutôt que l’aveu de pénurie.
J’aurais préféré qu’ils n’appliquent pas la théorie de Marivaux selon
laquelle “toute vérité n’est pas bonne à dire”.
J’aurais préféré que
notre ministre ne remplace pas la vérité scientifique par une vérité
politique et qu’il se souvienne de son quotidien de médecin : oser dire
quand on ne sait pas.
Hier, j’ai dû expliquer à ma patiente que ses
lésions étaient peut-être cancéreuses… J’ai détesté mon “peut-être” à
l’instant précis où il s’est échappé de ma voix, certaine que cette
assertion finirait de détruire ses fêtes de fin d’année déjà bien
écorchées. J’ai néanmoins la naïveté de croire qu’elle méritait une
vérité, j’ai la candeur de croire qu’en cet instant précis, mon aveu
d’ignorance m’honore.
En médecine, il nous faut apprendre la patience
malgré l’impatience d’un diagnostic ou d’un résultat. “La seule chose que je sais, c’est que je ne sais rien”
disait Socrate : dommage qu’au cours de cette année écoulée certains
n’aient pas eu la sagesse, la patience ou l’humilité de l’écouter…
Je
vous souhaite à tous, dans cette période éminemment exceptionnelle, de
profiter malgré tout de vos fêtes : profitez de vos proches, mais soyez
prudents.
Imbibez-vous des rires des enfants. Retrouvez dans leur
candeur l’envie d’aller de l’avant. Dites-vous que si le gel, les
masques et les tests sont présents cette année, ce ne sera que pour
d’autant plus danser l’année d’après. Protégez-vous, protégez-les,
protégez-nous. Et merci pour tout.«
PS. C’est moi qui rajoute :
Espagne:fichier de récalcitrants à la vaccination.
France : LaREM qui pzrt au combat pour lutter contre les »complotistes".
Echec général des processus de communication menés par des charlots dangereux qui confondent rigueur et rigorisme, politique sanitaire et protection des populations avec contrôle policier et coercition, médecine et charlatanisme.
Résultat probable : zéro pointé sanitaire et politique sur toute la ligne.
Il est temps de débarrasser le plancher. La purge, ça urge...
La pérennité politique, économique, sociale et sanitaire de la France sont en jeu et la solution à tous ces problèmes ne peut venir de ceux qui les ont créés, laissé prospérer et se révèlent aujourd’hui incapables de les résoudre.
Renaud Bouchard