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Commentaire de Jean Dugenêt

sur Débat entre des trotskistes d'Argentine


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Jean Dugenêt Jean Dugenêt 23 mars 13:13

Je comprends que cet article ne va guère intéresser beaucoup de lecteurs d’AgoraVox. J’ai d’ailleurs hésité à la publié. Se déporter dans le temps ou dans l’espace nous écarte des préoccupations françaises du moment. C’est pourquoi, il n’est jamais jugé comme primordial de s’intéresser au passé ou à ce qui se passe dans des contrées lointaines. Cependant, je considère que la discussion que je propose ici est particulièrement importante.

Les révolutionnaires sont souvent perçus comme des marginaux plus ou moins romantiques qui sont en fait en dehors des réalités et ne remuent que des utopies.
Dans cette discussion, il apparait clairement que, tout au contraire, les révolutions ne sont pas tant l’affaire des révolutionnaires que celle des peuples et elles apparaissent régulièrement, le plus souvent (malheureusement) sans révolutionnaires. Il y en a au moins une tous les 3, 4 ou 5 ans.
Guillermo Sanchez Porta dit :

"Par exemple, en Bolivie en 1952 ; en Algérie à partir de 1962 ; au Portugal en 1975 ; en Iran en 1978 ; avec la révolution nicaraguayenne de 1979 et le Salvador en 1980, entre autres. Au 21e siècle, il y a eu les énormes révolutions arabes en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, qui sont connues sous le nom de printemps arabe.« 

Il faudrait parler aussi de Cuba et de la Chine.
Il faut ajouter au moins la révolution roumaine de 1989 et en 1968 la Tchécoslovaquie sans parler de la France.
Aujourd’hui voyez les montées révolutionnaires au Liban ou en Biélorussie.

Ces révolutions éclatent régulièrement mais aucune n’est complètement couronnée de succès. Les orateurs expliquent, parfois qu’elles sont avortées. On peut dire aussi qu’elles sont parfois confisquées (par des religieux en Iran, par une aile de la bureaucratie en Roumanie...) ou qu’elles dégénèrent.

Comment faire pour que des révolutions soient victorieuses et finalement pour que le socialisme triomphe ? Est-ce vraiment une utopie ou n’est ce pas plutôt ce qu’il y a de plus réaliste. Qui a-t-il de plus vrai que le pronostic de Rosa Luxembourg : »Sociliasme ou Barbarie«  ? Qui a-t-il de plus actuel que ce constat de Trotsky : »La crise de l’humanité se réduit à la crise de la direction révolutionnaire du prolétariat" ?

Telles sont les questions qui sont ici abordées.


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