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Commentaire de Jean Dugenêt

sur Débat entre des trotskistes d'Argentine


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Jean Dugenêt Jean Dugenêt 23 mars 18:57

Je préfère le monologue au silence. Je vais donc soliloquer, si possible, sans radoter.
J’en été là : Qui a-t-il de plus actuel que ce constat de Trotsky : "La crise de l’humanité se réduit à la crise de la direction révolutionnaire du prolétariat" ?

Il y a en effet une quantité de révolutions qui éclatent à travers le monde. J’invite ceux qui n’en sont pas persuadés à regarder la page de la Wikipédia intitulée « Chronologie des révolutions et des rebellions » en vous limitant à celles qui sont apparues depuis 1950. Il y en a des centaines. Il faudrait assurément faire le tri entre de simples mouvements sociaux, des rebellions, l’amorce de révolutions et de réels renversements de régime. Mais, assurément, ces diverses formes de révoltes ne peuvent pas être considérés comme des phénomènes exceptionnels, des épiphénomènes. Il s’agit du fonctionnement normal du système capitaliste qui exige une guerre permanente des nantis contre les exploités. Cette guerre prend, c’est bien normal, le plus souvent des formes d’une extrême violence. Nous ne comptons pas, dans ces diverses révoltes, les guerres d’écrasement de peuples entiers qui font partie intégrante aussi de ce système d’exploitation mondiale : Afghanistan, Irak, Libye, Syrie... Ce qu’il faut considérer comme exceptionnel, dans ces conditions, c’est d’avoir une relative stabilité comme c’est le cas dans la plupart des pays d’Europe de l’Ouest. Attendre que des changements viennent d’une élection à l’autre : voilà l’utopie ! Regardez les faits ! Ouvrez les yeux ! Ce n’est pas d’élection en élection que fonctionne notre monde.

La question qui se pose est : pourquoi, aucune de ces révolutions n’aboutit à la victoire du socialisme ? La réponse est : parce qu’il n’y a pas de parti révolutionnaire intégré dans une internationale révolutionnaire. C’est ce que Trotsky a formulé ainsi : « La crise de l’humanité se réduit à la crise de la direction révolutionnaire du prolétariat ».

Il n’y a rien de nouveau dans ce constat qui est la suite logique de ce qu’écrivait Karl Marx au XIXème siècle. Nous ne cherchons pas de théorie fumeuse à la mode pour exprimer la réalité du monde dans lequel nous vivons. Il n’y a rien de plus actuel que le marxisme.

Dans le débat que nous reproduisons ici les trotskistes posent notamment cette question :
"Qu’est-il arrivé au trotskysme depuis ce moment (depuis la mort de Trotsky en 1940) jusqu’à nos jours ? Pourquoi, si Trotsky nous a légué une base solide, le trotskisme est-il divisé aujourd’hui en plusieurs tendances ? Pourquoi aucune des organisations internationales qui revendiquent l’héritage de Trotsky n’a-t-elle réussi à gagner une influence de masse ? Et bien sûr, pourquoi n’avons-nous pas réussi à prendre le pouvoir dans aucun pays ? Voilà les questions qui sont posées... "

Des réponses sont ensuite apportées. Nous y reviendrons.


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