@njama
Bonjour et merci pour ce texte magnifique qui me conforte dans l’idée que quelles que soient les circonstances il existe et existera toujours des gens qui résisteront face à ceux qui capituleront.
Il est amusant de voir qu’à la question de savoir comment les gens ont pu accepter de devenir nazis, de voter pour tel ou tel régime, de se soumettre volontairement en une servitude passive pour rejoindre le Grand Troupeau, le mécanisme est toujours le même : la trouille, l’ignorance, la bienpensance et principalement le déni du réel et la cécité volontaire.
Il n’est qu’à voir et constater comme je le fais autour de moi tous ceux qui parmi mes amis, mes relations, s’éloignent insensiblement ou qui restent en-deçà et par-delà cette ligne invisible qui départit les « complotistes », les chasseurs de « fake-news », les « vaccinés », les compulsifs du « port- du-masque et des lavages-au-gel-hydroalcoolique » - toutes mesures de prophylaxie et d’hygiène qui ont leur raison et leur utilité, là n’est pas la question -, mais qui ouvrent une voie royale à l’usage et à l’appropriation des « passeports sanitaires » comme à l’administration et à l’injection de substances qui, en temps normal, feraient fuir des esprits normalement constitués.
cf. l’article qui suit :
https://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/bientot-10-000-morts-et-2-millions-232627
Ce texte est magnifique :
La Trouée d’Or ( 17 Décembre)
Je suis Delphine Volange et le
26 Novembre dernier, j’ai vu le petit empereur et consorts rendre
l’hommage funèbre au presque ultime héros de la deuxième guerre mondiale
dans la cour des Invalides.
Tous masqués devant le cercueil selon une ordonnance en vogue qui
fait ressembler une cérémonie d’honneur à un sabbat occulte et lugubre.
Je fus prise cette fois d’un violent haut le cœur.
J’ai vécu comme tant d’autres dans l’admiration fervente de ces
grands hommes, ces Rédempteurs de l’Ombre que furent …que sont pour
toujours les Résistants français, nés je le crois dans le but forcément
divin d’écarter les mailles de la grille sur la voûte obscure de
l’ici-bas et d’y sertir le diamant de leur âme : la lumière.
J’ai grandi dans un amour posthume pour mon grand-oncle Jean,
polytechnicien, sachant l’annamite, le tonkinois et l’allemand entre
autres langues, maître en art martial, initié, homme aimant et exquis
dénoncé par un agent français, torturé, emprisonné au fort de Montluc.
Le 6 août 1943 à 18 heures il avait refusé qu’on lui bandât les
yeux, qu’on lui liât les mains : il fut fusillé par la Gestapo pour fait
de résistance à 36 ans.
À ces degrés sublimes, la beauté d’âme fait une trouée d’or au
ciel de la matrice terrestre d’où ruisselle une rosée plus pure, un
baume secourable dans le sang de bien d’autres hommes en d’autres
destinées.
Tous les héros sont solaires et ceux-là font encore la fierté du
mien pays où l’on a préféré oblitérer bien des noirceurs commises de
plein gré par beaucoup mais absoutes par le génie du courage et la
loyauté surnaturelle de si peu d’entre nous.
Si un pays qui hier a vaincu les Nazis, persécute aujourd’hui ses
enfants, si on leur crève les yeux à deux pas de l’ex-Grand Café
chinois où tant furent assassinés il y a 5 ans, si on impose aux plus
petits de s’asphyxier sous une chiffe insane, à des femmes de porter un
masque jusque dans les douleurs de l’enfantement ( !) , si on entérine
sous le sceau de la loi l’expulsion mortelle d’un fœtus de neuf mois du
ventre qui l’a porté, si on tétanise une foule qui proteste
pacifiquement -je l’ai vu- contre des lois despotiques et détraquées- et
si à la faveur de ces obscénités des pays étrangers nous regardent
soudain comme une nation déchue c’est l’un des signes affreux que
l’Histoire est finie.
Si un pouvoir masqué parodiant la peur honore la noblesse idéale
de ces héros sans être le moins du monde digne d’elle, alors la manœuvre
est pire que sacrilège.
Je savais déjà qu’un contrat obscur nous tenait entre les griffes
des seigneurs du temps. Je savais notre destin commun cadenassé
tournant en boucle sur son propre mystère.
Mais le Temps et l’Histoire apparaissent tout soudain pour ce
qu’ils sont : un guet-apens, une diablerie et peut-être un pacte oublié
qu’il est urgent Ô combien de révoquer.
Face à la scène des Invalides mon cœur a grondé une colère que je
ne renie pas, mais derrière elle plus loin dans la cavité insondable au
cœur de mon cœur, aucune histoire, aucune fantasmagorie bouffonne et
cruelle, aucun effroi ne saurait tenir dans l’instant clair qui s’étire
inouï …le présent majestueux sans début ni fin…spacieux à l’infini… de
soleil en soleil…mon royaume, hors le temps.
Face au peloton des nains disgracieux, à l’imminente chute d’à
peu près tout au bord du précipice je veux pour la dernière pièce au
théâtre de l’Empire me tenir droite dessous la trouée d’or, à la
verticale de ses rayons chaque jour plus radieux et regarder avec vous
se dissoudre ces ténèbres éphémères comme Jean -qui savait- au bord
d’entrer... dans la splendeur.
https://www.francesoir.fr/videos-le-defi-de-la-verite/delphine-volange-au-defi-de-la-verite
son site La Raison des Roses
https://www.laraisondesroses.com/textes-%C3%A9crits-an-de-gr%C3%A2ce-2020