@Ecureuil66
Le terme de guerre civile est impropre, qui suppose l’idée d’une guerre de tous contre tous, encore faut-il s’entendre sur les belligérants.
Entre stasis, le conflit interne à la cité par opposition à polemos, la guerre extérieure, comme les distinguaient les Grecs, tout dépend de qui est qui, qui fait quoi, et surtout pour quelles raisons.
S’agissant de la France l’éventualité d’un embrasement s’expliquerait par un conflit d’ordre ethnique et religieux à coloration principalement islamique, à l’image des guerres du monde musulman (fitna) qui représentent la majeure partie des 48 conflits actuellement en cours dans le monde.
https://www.cassini-conseil.com/les-guerres-dans-le-monde-musulmans/
S’agissant de l’Europe et de la France, ce type de guerre ethno-religieuse prend un aspect et une dimension particuliers avec un conflit général de très basse intensité qui connaît depuis 20 ans des éruptions sporadiques.
Le terme « conflit » évoque dans le sens fort des guerres (conflits
armés) et dans le sens courant des grèves ou manifestations (conflits
sociaux). Il existe néanmoins d’autres formes d’antagonismes d’intérêts
et d’aspirations, notamment dans le domaine de l’environnement,
l’aménagement du territoire ou encore des pratiques culturelles et
religieuses.
Au cours de ces dernières décennies, les questions de laïcité,
d’immigration, d’islam, mais aussi de sectes, d’églises protestantes
évangéliques ou encore de l’influence de l’Église catholique sur les
questions morales reviennent de manière récurrente et polémique dans le
débat public. Affaires de foulards ou de voile intégral, réactions à des
caricatures, pièces de théâtre ou œuvres d’art contemporain,
controverses sur la dangerosité de groupes religieux ou sectaires ou
risques de manipulation mentale, oppositions à la construction de lieux
de culte, demandes de régimes alimentaires spécifiques en collectivité,
manifestations contre le « mariage pour tous » ou la PMA/GPA, ou encore
aux actes et propos racistes, antisémites ou anti-musulmans, ces
nouveaux conflits traversent les sociétés européennes et sont porteurs
de dimensions culturelles, ethniques et religieuses. En comparaison à
d’autres conflits sociaux, ils sont perçus comme plus menaçants pour le
corps social.
Le regard sociologique tente d’éclairer cette
problématique en abordant diverses approches sociologiques : relations
interethniques ou processus de différenciation, stratégies d’acteurs,
d’organisations ou de l’État, demandes de reconnaissance, conflit
socialisant et compromis, analyse pragmatiste des valeurs et de la
construction d’un problème, débats
contemporains sur la laïcité, l’ethnicité, le « communautarisme » et
maintenant le « séparatisme ». Finalement nous nous poserons cette
question : les conflits comportant une dimension religieuse et/ou
ethnique sont-ils plus dangereux, ou bien sont-ils des conflits sociaux
comme les autres ?
Ils ont une dimension spécifique en ce sens qu’ils sont désormais mus par des composantes ingérables qui mêlent islam, racisme, wokisme, bref, une purée mentale certaine mais qui est alimentée par un mal être indiscutable qui ne peut que prospérer dans un pays où les autorités et la société cafouillent aluègrement.
Bien à vous,
Renaud Bouchard
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