@alinea
« la panique du départ en Chine, a créé un délire qui se chronicise , j’ai presqu’ de dire qui se calcifie »
Outre la formulation qui témoigne d’un franc malaise face au concept de délire collectif qui rend son usage par vous et par tant d’autres plus que parcimonieux, et aussi chez vous hésitant, malhabile et effectué à contre-coeur alors que vous connaissez parfaitement sa validité, l’image de la calcification elle-même est inadaptée.
Elle voudrait faire le constat qu’on est peut-être dans une phase grave mais ultime d’un processus socio-pathologique puisque la calcification par exemple signe la fin de l’utilisation d’une articulation. Mais qu’on est aussi alors dans une phase de fixité, non évolutive. Malheureusement cela traduit bien plus un souhait qu’une réalité. Car c’est tout l’inverse.
Cette image de calcification dans le délire est la plus mauvaise qui soit. Un délire qui se chronicise au contraire reste en permanence actif, et produit des désordres considérables (qu’on tente aujourd’hui en psychiatrie, donc à l’échelle individuelle, de contenir par des neuroleptiques. Autrefois les délirants chroniques
allaient mourir en ermite au fond d’une forêt, d’une caverne, quand ils ne se suicidaient pas. Il leur arrivait aussi d’être tués quand on ne les attachait pas en permanence. Certains étaient tolérés si le trouble se limitait à des productions de paroles délirantes bruyantes épisodiques, moins s’il s’agissait de cris répétés).
Je suis pédopsychiatre, pas psycho-sociologue, mais à priori un délire collectif chronique est très inquiétant. Surtout construit autour d’une peur ou d’une terreur épidémique, laquelle est permanente et « imprévisible » (sauf à l’instrumentaliser comme le fait au pifomètre ce cinglé de Macron).
Ce n’est pas comparable par exemple à la chasse aux sorcières, qui a certes duré plusieurs siècles sous l’Inquisition, pour finir par une révolution céphalo-tranchante. Mais seuls quelques bouc-émissaires périssaient (jusqu’à 100 000 quand même selon certains historiens, avec de graves flambées meurtrières comme au passage du 16è au 17è siècle. Faut se donner les moyens quand il s’agit d’abattre le Diable ! Pour comparaison la population de Paris était de 200 à 300 000 habitants à cette époque).
Notre délire collectif ne devrait pas s’arrêter comme par enchantement, puisque la plupart des dirigeants et des politiques dans leur quasi-unanimité délirent. Un peu comme si les délirants prenaient les rênes de l’hôpital dans lequel ils sont hospitalisés.
Et il y a des non-délirants pour danser sur le volcan. Parce que c’est sûr tout ça ne pourra qu’aboutir rapidement à la révolution, au grand soir tant attendu ! Alors surtout ne parlons pas du délire collectif ! Faut que ça flambe !
Sauf qu’on ne sait absolument pas comment se déroule un délire collectif, sinon que ce sont les délirants qui possèdent le pouvoir, la police, les armes et les pass vaccinaux...
Alors déjà sur ce site il serait préférable d’arrêter d’agresser les délirants, ça ne fait que les enkyster dans leur délire.
Ensuite faudrait AGIR (et pas flinguer les actifs...) pour déposséder les délirants de leur pouvoir. Et si possible pas avec des militaires fascistes.