@astus
Je crois pour ma part faire preuve de toute la mesure nécessaire en distinguant bien entre le sort des journalistes — toujours plus prolétarisés et assujettis dans leur immense majorité aux exigences de leurs rédactions — et les éditocrates, grassement rémunérés pour prostituer leur talent dans leur service à la doxa d’une Pensée Unique, par définition même toujours plus totalitaire.
Et nonobstant le traitement rédactionnel ensuite réservé aux images et sons qu’ils en rapportent, je ne reprocherai personnellement jamais à l’équipe de reportage sur le terrain — seule exposée — de chercher à faire son travail d’information.
Quant à la vigilance nécessaire portant sur la qualité de l’« information » rapportée par nos médias — s’apparentant désormais avec toujours plus d’évidence à la seule propagande du système —, elle s’impose avec la même force d’évidence au flux d’informations, contre-informations, manipulations et autres contre-propagandes circulant constamment sur la toile.
Il est tout de même à noter qu’en regard de l’unanimisme propagandiste maintenant atteint par toute la médiacratie officielle — qui, faisant appel à toutes les techniques de pression psychologique et de manipulation mentale développées de concert par les progrès des neurosciences et du marketing publicitaire durant ces 60 dernières années, fait passer au rang de piètres amateurs et d’aimables farceurs les commissaires politiques de la feu Pravda soviétique —, tout citoyen encore soucieux de se forger une opinion autant que faire se peut libre et éclairée se voit maintenant contraint pour y procéder d’aller chercher l’information qu’on lui cache sur la toile, au gré de ces sites immanquablement étiquetés « populistes », « complotistes », ... pour oser encore relayer l’expression de toutes voix ou discours alternatifs — et qu’on peut maintenant à bon droit qualifier de « dissidents » — à la doxa de rigueur.
En vous présentant mes respectueuses salutations ! 