Cette politique industrielle existe pourtant depuis plusieurs décennies sous diverses appellations : délocalisations, abandon de filières, mutation tertiaire (finance, services, tourisme, spéculation immobilière), fabless companies (cf Tchuruk Alcatel) et autres balivernes qui firent l’ordinaire de la communication des majorités de droite et de gauche en direction d’un peuple engourdi et rêveur,
les autres étant impitoyablement relégués au rang de de déclinistes, une variété ante 09/11 du complotiste contemporain.
La réindustrialisation du pays et conséquemment l’équilibre du commerce extérieur supposent, outre une volonté inoxydable du peuple et de ses dirigeants — autant vouloir marcher sur l’eau - un plan d’investissements massifs *, le ciblage de secteurs et filières porteurs, une large autonomie des opérateurs, le gout du risque assumé, un environnement juridique, règlementaire et fiscal stable,
un dépoussiérage intensif de couches successives de scories bureaucratiques accumulées depuis des décennies, le curage des fossés politico-administratifs datant de la période féodale dont le tracé est entravé par toutes sortes de dépôts et d’obstacles.
Que faire lorsque nous sommes simultanément logés aux antipodes des ces pré-requis ?
* cf flux d’investissements financiers mondiaux, c’est mal engagé.