Raphael Glucksmann : Choupinet sur les tréteaux

Dans le top 3 des tocards survendus actuellement par les médias bienpensants du système (France Inter, France 5, le JT de TF1 où le poulbot de Saint Germain des Prés s’invite à échéances régulières pour y débiter ses éléments de langage sans jamais rien exprimer) se place celui qu’on donne à l’avance vainqueur de la primaire du Parti Socialiste : le député européen Raphael Glucksmann, fils d’André, ancien maoïste ayant viré à la lecture de L’archipel du Goulag néo conservateur atlantiste pro guerre en Irak.
Comme feu son papa, notre ébouriffant intellectuel de salon, ancien conseiller d’un dirigeant géorgien sulfureux, autrefois en couple avec une ancienne ministre de l’intérieur géorgienne puis ukrainienne, fait partie de cette caste biberonnée à La règle du jeu chez Bernard Henry Lévy qui adore chemise blanche ouverte aller caresser des balles à blanc dans des séminaires où l’on discute sur l’intégration de l’Ukraine dans l’OTAN et sur la hausse du budget militaire consenti sur nos deniers à Volodimir Zélensky sans jamais mettre la main au bassinet. Un grand courageux avec cet argent des autres qui lui assure un train de vie de pacha, à lui et à sa compagne Léa Salamé, jamais en reste avec force trémolos de nous vanter les bienfaits du fédéralisme européen tout en jouant planqué en coulisses les va-t’en guerre.
Glucksmann coche toutes les bonnes cases pour notre médiacratie : de centre gauche après avoir été séduit comme son père par Sarkozy, ennemi autoproclamé d’un Poutine censé à le croire avoir tenté de dynamiter sa campagne par ferme de trolls russes interposée (si tel est le cas, vu la nullité de la vidéo en question et du nombre excessivement bas de visionnages on peut mettre Vladimir à la casse), incarnation de la vraie gauche pure hermétique aux poussées de fièvre antisémites de LFI, qui plus est un intellectuel.
Intellectuel, Raphael Glucksmann ? Aurais-je loupé quelque chose ? Face à un micro c’est du Valérie Pécresse en meeting, et avec un stylo dans les mains du gros rose qui tâche sur fond de drapeau européen : un catalogue de clichés, de grandes formules creuses et de propositions hors-sol.
Son groupuscule, Place Publique, c’est ni plus ni moins qu’une newsletter avec 3000 abonnés et un et un seul élu, et des têtes de pont qui une à une quittent le radeau de la Méduse en claquant la porte.
Arrivé à 13% aux dernières européennes parce que mis en tête de gondole par le PS, Raphy Glucose est allé taper du poing sur la table à la TV dans la foulée : j’ai gagné, la gauche se fera sans LFI, c’est moi le chef, j’impose mes conditions.
Dans la foulée Macron a annoncé la dissolution et bébé est rentré dans son parc à jouets.
Raphael, sa gauche ce sont les classes supérieures des grandes métropoles, les retraités aisés et les enseignants du supérieur. Point final. C’est la jambe gauche de Macron, celle qu’il offrira pour un plat de lentilles à Edouard Philippe si par malheur il remporte cette primaire du PS dont il ne voulait pas. C’est Attal version centre gauche, si vous préférez, un castor à plume dans le cul prêt à se sacrifier pour empêcher coûte que coûte Marine d’entrer à l’Elysée quitte à sacrifier cette gauche qu’il n’a rejoint que par opportunisme.
En somme un faux nez et un pantin.
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