@olivier cabanel
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Cherchez : vous trouverez qu’on attribue au radon un % significatif des cancers du poumon. C’est peut-être un mensonge complotiste mondial, mais c’est ainsi.
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Dans une maison en granit on mesure une certaine radioactivité de l’air due au radon qui suinte des murs et remonte des sols. On considère que l’effet cancérigène est mesurable à partir de 200 becquerels par mètre cube. C’est dans la littérature ; cherchez.
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Vous ne comprenez pas le sens de la demi-vie du radioélément.
Si le radon 222 naturel avait la période de 24 000 ans du plutonium 239, c’est-à-dire à peu près deux millions de fois plus longue que ses 3,8 jours, alors la même quantité de radon dans l’air y présenterait à peu près deux millions de fois moins de becquerels, c’est-à-dire pratiquement zéro. Et il n’y aurait plus de cancers du radon.
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Sans doute la radioactivité d’un échantillon déterminé diminue-t-elle avec le temps, mais ce n’est pas du tout le cas dans une maison pour le radon puisqu’il est constamment renouvelé, donnant de la sorte par mètre cube d’air une radioactivité qui ne dépend plus que de l’équilibre entre sa demi-vie et la vitesse du renouvellement de l’air intérieur. Le renouvellement de l’air intérieur dans une maison normalement utilisée est beaucoup plus rapide que la durée de la demi-vie du radon, si bien qu’on peut dire en première approximation que le nombre de Bq/m3 d’air intérieur dans une maison donnée avec son dégagement donné de radon ne dépend que de la ventilation de celle-ci.
Vous avez suivi ? A la bonne heure.
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Pourquoi certains écartent-ils d’un revers de main le danger de la radioactivité du radon domestique, alors qu’il tue beaucoup tandis que l’activité d’EDF ne tue que dans les fantasmes ? (je ne parle pas de vous puisque vous ne paraissez pas comprendre le mécanisme)
Je pense que c’est parce qu’ils savent que si le grand public avait conscience de la létalité du radon, par comparaison il hausserait les épaules devant le péril terrifiant des microsieverts dont il est redevable à EDF.