@Bernard Dugué
« Au fur et à mesure que le coronavirus évoluera, il sera de moins en moins agressif »,
a ajouté le professeur Granot. Omicron pourrait donc, à terme,
supplanter Delta par sa grande capacité de transmission mais
parallèlement faire chuter drastiquement l’impact sur le système de
santé. Selon l’immunologue, le virus sera probablement encore présent
pendant de nombreuses années, avec de nouvelles variantes, de moins
enmoins capables d’atteindre le statut d’épidémie mondiale.
Le problème est que les seuils épidémiques sont, semble-t-il, déterminés par le nombre de cas
détectés pour 100.000 personnes, et non par le nombre de décès, ni même par le nombre de patients hospitalisés pour cette maladie. Dans ces conditions la notion d’épidémie est très subjective : il y a des épidémies de rhumes standards en hiver mais on ne s’en préoccupe pas plus que ça.
Plus on teste pour une maladie, plus on aura de cas détectés pour 100.000 personnes (si on refuse de faire un taux = (nb de tests positifs)/(nb de tests total)
dans le cas des tests de masse, qui ne sont pas basés sur des symptômes mais des obligations réglementaires diverses, comme pour le Covid).
De plus le seuil épidémique (nb de cas détectés pour 100.000) est différent pour chaque maladie...
Il y a énormément de marge pour garder un pays en situation d’urgence sanitaire épidémique si on le désire, quelle que soit la gravité du variant actif.
https://www.futura-sciences.com/sante/definitions/medecine-seuil-epidemique-15825/
Le seuil épidémique se définit comme l’incidence d’une maladie à partir de laquelle il peut être considéré qu’une épidémie est en cours, l’incidence étant le nombre de nouveaux cas sur une période.
En France, en 2016, le seuil épidémique des syndromes grippaux était de 173 cas pour 100.000 habitants et celui de la diarrhée aiguë (gastro-entérite) était de 194 cas pour 100.000 habitants.
Vous noterez que gastro-entérite=diarrhée aiguë et non pas gastro-entérite=diarrhée asymptomatique

comme c’est le cas pour le Covid.