@Luc-Laurent Salvador
Je comprends que lorsque tu prétends prouver la
réalité de Dieu avec la « preuve cosmologique », tu es réaliste, car ton
Dieu serait réel indépendamment des humains, et non construit par les théistes.
Où alors il y aurait du constructivisme dans le fait que Dieu serait aussi
construit dans la causalité circulaire ?
Tu peux toujours invoquer mon conformisme quant à l’athéisme,
mais je n’étais simplement pas logiquement d’accord avec ton raisonnement en
huit assertions. Je ne crois pas que ce soit assimilable aux attentats du 11
Septembre, avec des milliers d’éléments, d’analyses et témoignages
contradictoires.
J’ai conscience de la difficulté de communiquer par
exemple avec des anticomplotistes, surtout parce qu’il y une énorme quantité de
données cumulée par nous qu’ils n’ont pas. Le formatage que j’ai vu chez des
médecins fait que certains peuvent contester la version officielle du 11
Septembre mais ne pourront pas contester celle de la causalité virale de sidas.
Je peux voir aussi avoir une autre difficulté de
communiquer avec des ultra-complotistes qui propagent n’importe quelle
publication erronée, biaisée, non sourcée, ou non étayée, ou sans élément de
preuve.
D’autre part, tu me fais une fausse attribution car je
suis certain « qu’ il y a une réalité au-delà du monde phénoménal »,
comme je l’avais déjà écrit (choses en soi, noumènes).
Par ailleurs, tous les phénomènes paranormaux (dont ce que j’ai vécu comme
transcommunication instrumentale) font que la science, avec son paradigme
dominant scientiste matérialiste étroit, éliminant des témoignages comme elle l’avait
déjà fait (par exemple à propos des météorites, des neiges équatoriales ou des
vagues scélérates), est insatisfaisante pour moi, et est faite par les
dominants pour continuer de dominer. Donc je suis ouvert à autre chose.
En tout cas, tu confirmes que ton théisme est bien
antérieur à la « preuve cosmologique », et que donc que tu es dans ce
paradigme actuellement non dominant socialement, cette habitude, depuis
longtemps. La « preuve cosmologique » apparaît dans ce paradigme
comme ce que Kuhn nommait la science normale après une révolution scientifique :
une sorte de confirmation, de confortation, un peu comme la création de
nouveaux épicycles afin de rester dans le paradigme géocentriste. Mais
peut-être pourrais-tu me guider vers des textes plus convaincants. Peut-être
réuniras-tu toi-même tes conceptions dans un ouvrage global.
Tu écris que je crois en ma « volonté », mon
« agence » : il s’agit que j’ai des désirs (causés par
imitations, par besoins ou autres) qui deviennent, par confrontation des
représentations, des souvenirs, etc., des intentions causant des actions. Quel
est le rapport avec « Dieu » et quelle serait « l’incohérence » ?
En quoi l’apparition sur une planète de « la
conscience, le soi, l’agence, la volonté, etc. » devrait faire « admet[tre]
rétroactivement la réalité du divin qui a émergé AVANT les premières » ?
Je ne comprends certainement pas bien ton dernier
paragraphe sur la causalité circulaire, mais je crois comprendre que puisqu’il
y a la matière et l’esprit dans l’évolution de la vie, et que l’esprit, la
conscience causent des réalités physiques (causalité du « haut » vers
le « bas »), l’esprit devrait déjà exister partout et toujours là où
il n’y aurait pas encore l’évolution de la vie. Je ne vois pas là d’élément
nécessaire.
Il semble aussi que tu conclurais que les meilleurs
temps sont ceux du Moyen-Âge avant la Renaissance, lorsque la théologie
chrétienne dominait, et avant que la ploutocratie advienne.