@Alinéa, Joséphine & autres.
Tout cela est
passionnant, passionné, animé d’affects, et assez féminin (et
c’est très bien comme çà ! Mais pas suffisant). Quelques que
notes :
Personnellement, naïvement, je ne perçois pas
« d’orientation » homogène et dominante,
partisane, politique ou autre d’AgoraVox. Si des tendances de cet
ordre émergent, elle semblent fluctuer par vaguellettes,
s’annihiler, s’équilibrer. En ce sens si la pluralité du média
participatif est un but alors oui, c’est réussit.
J’ai déjà exposé
la thèse selon laquelle un système collectif ouvert (non
sélectivité des participants, gratuité, liberté d’expression
relative, modération coopérative) suscite forcément les
inconvénients de ses qualités. Miser sur la responsabilité,
l’auto-modération des acteurs implique une faible « pression
policière » et donc beaucoup de « bruits de
fond » dans les articles mais surtout dans les
commentaires : bavardages, entre-soi hors sujet, conflit
narcissique disproportionnés, montage de bourrichon. C’est le prix
de l’ouverture, la contrepartie du non-sectarisme. (tout çà c’est
de la physique ! Pas de la psycho.)
En ce sens je
déteste la notion polémique nébuleuse non cernable de « troll » :
on est toujours le troll de quelqu’un, voire d’un autre troll. Le
trollage c’est plus une interaction locale dégradée qu’une
identité. Donc plus un « bruit de fond ». Le mot
« troll » fait partie de ces mots viraux contaminant
comme « complotiste » qui pourrissent les dialectiques et
brident les dynamiques des dialogues. Plus on les emploient plus on
les alimente.
Le cas Grua
c’est autre chose : pas un simple « troll », un
simple « parasitage ». Y a une viralité systémique
calculée comme un virus informatique. Je vais pas analyser çà ici.
Mais là encore il ne faut pas y voir une « personne »,
une « psychologie », non !