Voici ce qu’écrit le « Centre National des Soins Palliatifs et de la fin de vie » sur ce médicament et son utilisation, habituelle et dans le cadre du Covid :
https://www.parlons-fin-de-vie.fr/polemique-sur-lutilisation-du-rivotril-verification-et-explication/
"La limitation d’accès en réanimation a fait l’objet de nombreux
débats dès la première vague de Covid-19. Pourtant, c’est un sujet qui
préexiste à l’épidémie.
Les soignants en EHPAD s’interrogeaient déjà – hors contexte Covid-19
– sur le rapport bénéfice/risque de transférer des personnes âgées en
réanimation et à l’hôpital de manière plus globale. En effet, les
personnes âgées en EHPAD présentent le plus souvent de multiples
pathologies responsables d’une perte d’autonomie. L’interrogation est
toujours : « un passage en réanimation ou en service hospitalier va-t-il
apporter un bénéfice sur le long terme ou a-t-il plus de risque de
dégrader sa qualité de vie ? ».
Dans les formes graves de la Covid-19, il s’agit en plus d’une
réanimation extrêmement lourde : le questionnement est donc d’autant
plus pertinent. S’interroger sur l’accès, ce n’est pas refuser a priori
cet accès.
Faciliter l’accès au rivotril n’est pas synonyme de perte de chance
pour les personnes âgées, bien au contraire. Il s’agit de leur assurer
le droit à une prise en charge palliative, c’est-à-dire à une fin de vie
apaisée et sans souffrance. Dans la prescription de ce produit, comme
pour le midazolam, l’intention n’est jamais de provoquer ou d’accélérer
le décès."