Un seul membre de la tribu renonce au talion : il ne peut être appliqué.
Le film « Yalda » inspiré d’une émission de téléréalité en Iran, appelée Mah-e Asal (« Lune de miel »). Elle a été diffusée pendant le Ramadan de 2007 à 2018 et collaborait parfois avec le système judiciaire iranien.
Ce qui a frappé beaucoup d’observateurs occidentaux, c’est que cela mettait en scène devant des millions de téléspectateurs un aspect réel du droit iranien inspiré du qisās : la famille de la victime dispose d’un droit à la rétribution, mais elle peut aussi choisir le pardon.
Dans certains épisodes, des condamnés pour homicide ou leurs proches apparaissaient à l’écran pour demander le pardon de la famille de la victime. Si celle-ci accordait son pardon, la peine capitale pouvait être évitée, parfois avec l’aide de collectes publiques destinées à payer la diya (« prix du sang")
Le réalisateur du film ne présente pas cela comme une simple critique du droit religieux ; il critique aussi la transformation du pardon en spectacle télévisé, avec audience, émotion et votes du public.
Il me semble que le talion a été mal compris par le christianisme, qui l’a interprété comme « il faut venger un oeil par un oeil » etc, ce n’est pas tout à fait ça, il faut se situer dans le cadre des guerres tribales où les cycles de vengeance entre les tribus étaient interminables et disproportionnés, donc aussi bien en islam que dans le judaïsme si le talion était permis il ne devait pas dépasser le crime initial, sachant que le pardon est préférable (ou un arrangement commercial, financier).
comme le gaokao et l’université ne garantissent plus l’emploi, un changement de mentalité apparait, comme le « mian zi », la « face », la réputation a une grande importance en Chine, le fait d’aller en université et dans telle université donnait à la famille un sentiment de fierté, si cet aspect n’a pas disparu on se tourne plus volontiers vers des filières techniques et pratiques, où le travail est plus certain, c’est encouragé par le gouvernement et les rémunérations sont aussi motivantes.
Un livre récent qui donne la parole à des vétérans, ceux qui étaient encore en vie et qui avaient dans les 90 ans à l’époque des interviews, et qui sont maintenant décédés, des Américains mais aussi d’autres protagonistes :
L’accès à l’université n’est pas entièrement uniforme à l’échelle nationale. Il existe des différences importantes selon la province ou la municipalité où l’élève passe le gaokao.
Le mécanisme principal n’est pas officiellement présenté comme un « quota » au sens politique du terme, mais les universités reçoivent chaque année des plans de recrutement par province. Cela signifie qu’une université réserve un certain nombre de places aux candidats de chaque région.
Les grandes universités recrutent souvent davantage d’étudiants dans leur propre région.
Un candidat ayant le même score au gaokao peut être admis dans une université prestigieuse dans une province, mais refusé dans une autre.
Les élèves de certaines provinces très peuplées font face à une concurrence beaucoup plus forte.
Les élèves de Beijing bénéficient généralement d’un accès plus favorable aux universités de la capitale.Les élèves de Shanghai ont souvent un avantage similaire pour les universités locales. Dans des provinces très peuplées comme Henan ou Shandong, le nombre de candidats est énorme, ce qui rend l’accès aux établissements
Historiquement, le gouvernement justifie ce système par plusieurs objectifs : assurer un accès à l’enseignement supérieur dans toutes les régions.
Soutenir le développement local en formant des étudiants qui resteront parfois dans leur province, éviter que toutes les places des universités d’élite soient captées par quelques provinces très performantes.
Ce système est régulièrement critiqué. Beaucoup de familles des provinces très peuplées estiment qu’il est injuste qu’un élève de Pékin ou de Shanghai puisse être admis avec un score inférieur à celui exigé d’un élève du Henan ou du Shandong pour la même université.
Ainsi, lorsque les Chinois parlent de l’inégalité du gaokao, ils ne parlent pas seulement de l’examen lui-même, mais aussi de la répartition géographique des places universitaires, qui reste un sujet sensible.
Ce système est régulièrement critiqué. Beaucoup de familles des provinces très peuplées estiment qu’il est injuste qu’un élève de Pékin ou de Shanghai puisse être admis avec un score inférieur à celui exigé d’un élève du Henan ou du Shandong pour la même université.s les plus sélectifs plus difficile.