On distingue dans différentes spiritualités la pensée rationnelle, que peut produire également une machine, et la pensée intuitive (en islam Fikr et Aql, dans le christianisme le coeur est aussi non seulement un lieu d’amour, mais un lieu intellectuel au sens direct, en Chine on parle aussi de coeur/esprit)
Ma réflexion actuelle : si pour Damasio la pensée (rationnelle) est liée à des appels des stimulations du corps ou des émotions, je dirais aussi que la pensée intuitive (coeur) est un éclair qui déclenche (ou non) une suite logique. Mais la suite logique, l’argumentation, part d’un présupposé, une volonté, une orientation, on pourrait presque dire « je suis donc je pense », je suis, libre, sans but particulier, puis je m’oriente et dans mon orientation, je pense (ou je détermine une action liée à une pensée particulière).
Quant au corps si on peut dire qu’il ne pense pas (sauf si on veut le cerveau et uniquement si on réduit la pensée à des impulsions électriques), il a une intelligence globale qui nous échappe, il se construit sans notre volonté, sans cesse il se reconstitue, ajuste les équilibres, la seule fonction qui peut unir la volonté et le fonctionnement « automatique » du corps est la respiration. Il faut aussi mettre la nourriture, le corps non nourri, non hydraté, dépérit et meurt, or c’est notre acte conscient qui nourrit le corps, même si la plupart du temps c’est un routine.
L’intuition peut ou non déboucher sur une réflexion de type analytique, mais elle peut aussi s’exprimer d’une autre manière plus synthétique dans les oeuvres d’art.
C’est quoi le « vrai » nom ? C’est le nom de l’état civil ? Il peut ne correspondre en rien à l’être réel (ou au contraire le conditionne).
De nombreux écrivains, des journalistes, ont des noms de plume, ils témoignent sinon de leur réalité du moins d’une des facettes de leur caractère, ou de leurs convictions, et il peut y en avoir plusieurs.
Alors le masque est vrai ou non, juger sur le contenu ou sur l’étiquette ?
C’est le contraire, dans la théologie juive et islamique le talion est compris comme une limitation de la vengeance, on ne doit pas dépasser le préjudice initial et toujours la solution la meilleure est un arrangement qui soit financier ou autre, et encore meilleur le pardon . Il suffit d’une personne qui pardonne dans le clan ayant subi le dommage, pour que les autres ne puissent rien demander (pour l’islam, je n’ai pas étudié cet aspect pour le judaïsme, ce qu’il faut retenir, c’est que la vengeance n’est pas une obligation, mais un pire aller et si il est choisi, il doit rester dans les limites de l’acte initial,
Pourquoi c’est une limitation et non une obligation, parce que justement les cycles de vengeance étaient sans fin, comme dans la vendetta corse, qui peut se perpétuer sur des générations, les vivants n’en sachant même plus l’origine.
D’autre part ceci se situe dans une société tribale, le crime n’est pas celui d’un individu, mais d’une tribu ou d’un clan et c’est cette tribu ou clan qui doit payer ou non le prix du sang.
Antonio Damasio s’oppose surtout à ce qu’il appelle le « dualisme cartésien », c’est-à-dire l’idée que l’esprit conscient et le corps seraient deux réalités fondamentalement séparées.
Chez Descartes, de manière schématique : le corps est une réalité matérielle, soumise aux lois mécaniques ; l’esprit (la res cogitans) est une substance pensante, distincte du corps ; la pensée peut donc être conçue comme quelque chose qui, au moins conceptuellement, existe indépendamment du corps.
Damasio renverse cette perspective. Dans L’Erreur de Descartes (1994), son idée centrale est que la pensée, la raison et même la conscience sont profondément liées au fonctionnement du corps.
Par rapport au Mahayana (certains courants bouddhistes s’intéressent aux processus de conscience, selon les textes et les enseignements de certaines écoles et les mettent en rapport avec les découvertes des sciences cognitives).
Damasio remet en cause l’idée d’un « moi pensant » isolé du corps, mais il ne va pas jusqu’à la thèse bouddhiste de l’absence de soi. C’est une comparaison assez féconde, mais les deux sdémarches sont très différentes.
Il y a plusieurs conceptions dans le Mahâyâna, sans parler du bouddhisme en général, il faut considérer le yogâcârâ, mais le cadre n’est pas celui de Damasio,
Damasio reste un neuroscientifique matérialiste : il cherche à expliquer le sentiment de soi par le fonctionnement de l’organisme et du cerveau. Le Mahāyāna pose une question beaucoup plus radicale : peut-on même trouver, dans cette expérience, un moi ayant une existence propre.
la présence d’une minorité ou d’une diaspora à l’étranger peut être utilisée par un État comme un levier d’influence, voire comme un prétexte pour revendiquer un territoire ou intervenir au nom de sa « protection » — les Sudètes en 1938 ou, dans un contexte très différent, certaines revendications russes concernant les populations russophones des pays voisins.
A l’inverse les migrations peuvent aussi être utilisées pour renforcer l’influence d’un État à l’étranger, en créant des communautés durablement liées à sa langue, sa culture ou ses intérêts. La démographie devient alors un élément de puissance, au même titre que l’économie ou la force militaire.
Mais les communautés étrangères en France si elles peuvent être un élément de destabilisation, concernent des pays qui à minima ne sont pas unis politiquement quand ils ne sont pas ennemis.