@Mozart
Fascisme = doctrine mussolinienne consistant à dépasser la lutte des classes en réunissant l’ensemble des composantes de la société (travailleurs, détenteurs du capital) dans un même « faisceau », pour lutter contre une menace globale contre la société. L’institution garante de cette « solidarité » des composantes de la société, c’est l’Etat, à qui doit donc être conféré un pouvoir illimité (« Tout dans l’Etat, rien hors de l’Etat, rien contre l’Etat ! »). D’où la nature « totalitaire » de ce régime, similaire sommes toute au « Tyran » grec à qui on conférait provisoirement les pleins pouvoirs, sauf que là c’est institutionnalisé et inscrit dans le régime permenant.
La critique marxiste du fascisme est qu’il conduit à « congeler » la juste lutte des travailleurs au prétexte d’une « union nationale » contre une menace extérieure à la société (éventuellement fictive : crise financière, terrorisme, réchauffement climatique, virus...). En d’autres termes, c’est un paravent que trouve le Grand capital pour imposer ses mesures les plus brutales à la population.
La critique anarchiste est qu’il confère du pouvoir à une superstructure qui va forcément en abuser.
Pinochet était fasciste car la menace du « communisme » a servi de justification pour le renversement d’Allende, et les pleins pouvoirs qui lui ont été attribués ont surtout consisté à mettre sa police secrète au service des intérêts des grandes sociétés américaines (derrière tout ça, comme en Russie post-URSS, les Chicago Boys de Milton Friedman).
On peut arguer que la lutte contre le COVID est « fasciste » car elle tire prétexte de la « pandémie » mondiale pour geler les mouvements sociaux type Gilets Jaunes et justifier une politique faussement solidaire du « quoi qu’il en coûte » qui « oblige » après les technocrates non-élus à détruire encore le peu de protection sociale qui subsiste (réforme des retraites et cie).
Voilà, j’ai donné ma définition, quelle est la vôtre, sinistre individu ?