Musk, Bezos,
Jobs, Gates … sont des êtres exceptionnels en termes de créativité, de courage
et persévérance dans les affaires. Ma préférence va à Musk, authentique
ingénieur de l’aéronautique et de l’automobile.
Ils seraient
sans doute exceptionnels dans d’autres systèmes que le libéralisme, encore que
ce dernier est plus favorable aux individualités créatrices fortes que d’autres
systèmes plus « démocratiques et sociaux » (sans jugement de valeur
de ma part).
Quand j’étais
gamin, je passais du temps devant le stand « femme à barbe » dans les
fêtes foraines. J’éprouve un peu la même curiosité face à ces petits génies.
Pourquoi ne suis-je pas comme eux ? (pour la femme à barbe, pas de
problème, j’ai de la barbe).
La réussite
de Telsa est sidérante. Je connais un peu le milieu automobile. Salarié d’un
grand constructeur, je vivais avec ma hiérarchie mondiale en tête : les
Allemands (et Autrichiens pour les moteurs) sont les meilleurs, viennent
ensuite les Japs et enfin nous autres Français.
On est sur
le podium et les constructeurs américains (GM, Ford, Chrysler) sont à nos
pieds. Les Coréens m’ont surpris, mais je les classe un peu hors concours en
les assimilant aux Japonais. Je sais la difficulté de chambouler ce classement
en gravissant une marche : c’est presque impossible.
Et soudain surgit
Tesla, avec des voitures de série un peu chères mais quand même abordables (c’est
là où réside toute la difficulté : la grande série et le prix), tout ce qu’il
y a de bien (c’est extrêmement difficile à réussir quand on démarre le métier).
Il s’est un peu inspiré de Porsche 911 pour le style de la face avant (malin) mais
il y a une raison : pas besoin de refroidir le moteur à l’avant dans les
deux cas.
Du coup, il
passe devant tout le monde au premier essai. Fantastique, et sa valorisation
boursière confirme : elle est fantastique.
Sa fusée qui
décolle et atterrit me laisse bouche bée, mais je n’ai pas la compétence
technique pour juger de la performance. Je la soupçonne grandiose.
Il arrive qu’on
s’emmerde un peu sur cette planète, faute d’imagination, et quand on allume la
télé avec toutes ces tronches ahuries et satisfaites, on risque la grosse
déprime. Les Mozart et les Bach sont derrière nous, et on ne peut pas passer sa
vie à écouter la Passion selon St Mathieu.
Alors tous ces petits génies genre Musk sont les bienvenus, on reprend confiance
dans l’espèce humaine. Peut-être ne nous sauveront-ils pas comme le Christ,
mais qui sait ?