Vous sortez des formules bizarres qui laissent croire que l’Allemagne a envahi la France avec les fournitures de l’URSS.
Qu’il y ait eu du carburant acheté par Hitler à Staline en 39 dans le cadre du Pacte GS c’est possible ou probable.
Mais l’armée nazie qui a envahi la France s’est construite sur plusieurs années dans l’environnement d’une économie capitaliste avec des échanges importants, matériels et financiers, avec l’Ouest principalement, les USA en particulier. Sans l’économie capitaliste occidentale, il n’y aurait pas eu d’armée nazie victorieuse de la France.
la perspective de victoire totale
Autre formule choc, qui ne veut pas dire grand-chose, sinon que ça rappelle le vocabulaire BFM/LCI. La prise de Kiev et de toute l’Ukraine ? Non, la Russie veut la partie du Donbass qui lui échappe encore. Il n’est pas impossible qu’elle y parvienne finalement, sous une forme ou une autre (neutralisation). Rien à voir avec une « victoire totale ».
D’un côté il y a un pays martyrisé, dont une part significative a quitté le pays, où la police chasse les hommes dans les rues pour les envoyer au front. De l’autre il y a un pays en « opération spéciale » qui n’a pas encore déclaré la mobilisation générale.
Les pluies de drones ukrainiens laissent croire (à nos médias) que l’Ukraine va renverser le cours de la guerre. Les écrits et discours BFM/LCI/Figaro comptent 1,7 millions de pertes au total et 35000 par mois côté russe, contre 1 million côté ukrainien. Blessés, tués ? Ils ne disent pas, restant dans le flou. Jacques Baud a d’autres informations qui contredisent complètement celles de notre mainstream. C’est sans doute pour ça qu’il a été puni. Assez extraordinaire : être puni pour avoir refusé de croire à ce qui s’apparente des bobards plus qu’à la réalité. Notre démocratie va mal, se soviétise.
Ce sont ces bobards qui laissent croire qu’une « victoire totale » de l’Ukraine (pas de la Russie, bien sûr) est encore possible, et prolongent la guerre, reculant les négociations à une date indéterminée. L’UE poursuit sa politique désastreuse vis-à-vis de l’Ukraine.
Les « prochains pays » pourraient être les pays baltes
Encore du BFM. Pourquoi la Russie risquerait une guerre de grande ampleur pour ces pays de culture germanique ? Les quelques milliers de Russes y résidant ne justifient absolument pas de prendre ce risque (en Ukraine, ce sont des millions, c’est différent).
Les deux impérialismes, celui de la Russie sur son proche voisinage
Dans un article récent du Figaro, Georges Nivat, professeur de Russe à Genève, papa de la journaliste Nivat-Bourdin, nous ouvre son âme sur la Russie et l’Ukraine. Passionnant.
Nivat a appris l’Ukrainien et il traduit maintenant les poètes ukrainiens pour se faire pardonner sa passion pour la langue russe. Il a honte de sa russophilie de toute une vie (il a acheté un appartement à St Petersbourg).
Il s’opposait un temps aux russophobes rabiques de choc genre Besançon (décédé mais a formé Françoise Thom et toute une armée de journalistes mainstream russophobes). Nivat a demandé symboliquement pardon à Besançon pour s’être trompé sur la nature de la Russie.
Oui, la Russie est impérialiste car elle s’est constituée dans cet esprit. Vous lui enlevez son « impérialisme », et il ne reste pratiquement plus de Russie, juste la Moscovie. La Moscovie (la Kiévie) s’est répandue comme une tâche d’encre (pour reprendre une expression de De Gaulle). Il yeut de la concurrence (les tatares), la Russie en a payé le prix (de son impérialisme)
C’est d’ailleurs le rêve de l’autre impérialisme en difficulté depuis un siècle, l’imppérialisme occidental de haute mer. Il rêve de ramener la Russie à la Moscovie, et de célébrer une Kiévie intégrée et soumise à l’Occident.
La Russie n’est pas le seul impérialisme qui se caractérise par des frontières indéfinies. L’UE a une prétention impérialiste (pas de frontière). Sans parler des USA (Canada, Groenland, Vénézuela) et d’Israël (Liban, Syrie, Cisjordanie …).
L’erreur de Nivat a été de croire que la langue russe et sa culture assez remarquables en faisait un pays « gentil », non impérialiste (synonympe de « démocratique » dans notre novlangue UE). Or c’est faux, la Russie est fondamentalement impérialiste de naissance. Etrange qu’un esprit éclairé comme Nivat, normalien, ne l’ait pas compris.
L’impérialisme déclinant de la Russie se limite aujourd’hui à ne pas accepter les agressions contre ses nationaux restés hors des frontières de la Fédération de Russie après la disparition de l’URSS (20 millions). Et si ça ne marche pas (Ukraine), à faire bouger les frontières.
Les guerres en cours sont bien des affrontements entre impérialismes déclinants (l’occidental, le russe), et un jeune impérialisme en expansion (notre UE), l’autre impérialisme en expansion étant Israël. Des frontières floues sont un bon critère pour l’impérialisme, et mènent souvent à la guerre (l’UE bientôt ?).
Je ne vois pas bien ce que vous entendez par là. Je suis pour la poursuite d’Anchorage, Trump imposant ensuite à Kiev et à l’UE les termes de la paix négociée avec Poutine.
L’UE - Hollande Merkel en particulier – a tout raté dans l’affaire ukrainienne, en partie manipulée par les USA (les grands gagnants pour le moment). L’UE aurait dû imposer une Ukraine fédérale, sinon aucune aide, ce qu’elle n’a même pas tenté.
c’est ce à quoi se limite pour l’instant son génie.
On fera le bilan dans 5 ans. Si les relations USA-Iran connaissent une nette amélioration, vous aurez eu tort contre Trump.
C’est l’une des rares choses que j’attendais de positif venant de Trump lors de son élection
L’histoire n’est pas terminée.
Trump veut la paix en Ukraine, avec des concessions territoriales ukrainiennes, ce que ne veulent pas la Kievie de Zelenski ni l’UE.
La seule chance de négociation ouvrant le chemin de la paix reste du côté Trump.
Les dirigeants actuels de l’UE, VDL, Macron, Starmer, Merz veulent consciemment/inconsciemment (sans l’affirmer clairement mais en faisant ce qu’il faut pour y aller) la guerre avec la Russie - pensant la gagner à coup sûr et créant ce faisant une UE puissance géopoilitique de premier plan.
Starmer et Macron sont sur le départ, Merz est vacillant. Qui seront les 3 suivants ? Je ne suis pas optimiste, je crois que l’élite politique de l’UE RN compris (Bardella), celle qui siège au PE par exemple, est franchement d’humeur guerrière. Les grandes difficultés économiques française, allemande et les problèmes « civilisationnels » britanniques favorisent cette tendance belliqueuse.
Sinon, c’est une barrière à la coréenne qui se dresse aujourd’hui et coupe l’Europe en deux, durable, et ne fera que se renforcer. Une catastrophe pour l’Europe. De ce point de vue, nos politiciens ont déjà réussi presque le pire. Le pire serait la guerre et on s’en rapproche chaque jour.
Malheureusement, cette guerre en cours en Ukraine et qui peut s’étendre à l’UE, guerre pour l’établissement de la frontière entre l’Ouest et une grande partie du reste du monde n’est pas tout à fait absurde au plan civilisationnel. Le reste du monde ne veut pas se fondre dans un monde occidental globalisé, culturellement unifié, et plutôt dans une phase décadente. La position de l’Afrique (moitié de l’humanité ?) sera décisive.
De ce point de vue, l’Iran est un enjeu important. En « foutant la merde », Trump a fait bouger les lignes de la relation USA/Iran, Occident/Iran, avec son financement de 300 milliards. L’avenir dira s’il a engagé un nouveau chapitre après 50 ans voire plus de relation conflictuelle avec l’Iran, ou s’il a négocié une sorte de plan Marshall avec l’Iran (comme avec l’Allemagne en 45). Trump le fou est aussi un peu génial : on verra si c’est le fou ou le génie qui gagne.
C’est crucial, car on a besoin du Trump génial pour mettre fin à la guerre en Ukraine.