@Eric F je me suis toujours demandé si nos gouvernants et experts de plateau télé croyaient vraiment à leurs affirmations
Je pense qu’ils y croient ... à moitié.
Je me pose
la même question quand j’en parle à l’un de mes fils ou à un ami réputé brillant.
Ils sont convaincus de la victoire finale de l’Ukraine (sans trop dire ce qu’ils entendent par là, prudents). Pourquoi ?
Parce que l’Ukraine
a raison : elle est agressée donc elle doit gagner. La justice ne peut que
l’emporter (imaginaire chrétien/républicain).
Parce que l’Occident
ne peut pas perdre une guerre contre un « nain économique » comme la
Russie (ils croient que Russie = Portugal, alors que la Russie dépasse l’Allemagne
en réalité, en parité de PA).
Parce que l’armement
de l’OTAN est infiniment supérieur (avec en plus l’IA).
Parce qu’ils
sont fana-UE et ne supportent pas que la Russie bloque son expansion
territoriale (et idéologique : LGBT etc. la gay pride à Budapest est un enjeu important). Ils prennent leurs désirs pour la réalité, en toute connaissance
de cause, mais ça leur fait plaisir de penser la Russie vaincue.
Parce qu’ils
détestent la Russie, comme les nazis détestaient les Juifs, et souhaitent sa
disparition, son éclatement (Tenzer).
Parce qu’ils
sont tout simplement bêtes et ignorants de l’histoire (certains).
@Krokodilo les seuls a bénéficier de cette guerre sont les USA
Ce sont d’abord les Chinois.
Vis à vis de la Russie, naturellement (10 Chinois pour 1 Russe) dans un contexte de guerre où la Russie a besoin de l’aide chinoise. Et l’Asie Centrale est sur la route de la soie, bénéficiant d’une partie des productions de l’usine chinoise.
Vis à vis des USA ensuite, la Chine en paix renforçant son influence dans le monde entier quand les USA creusent leur dette en faisant des guerres qu’ils peinent à gagner (Iran), tout en se rabaissant aux yeux du monde en enlevant un chef d’Etat et sa femme (Vénézuéla).
Ce sont ensuite les USA, bénéficiaires à court terme, vis à vis de l’UE en particulier (ventes d’armes, énergie). Mais l’évolution profonde des relations Europe-USA à l’occasion de la guerre d’Ukraine n’a pas dit son dernier mot. On ne peut dire ce qu’il en ressortira (conséquences géopolitiques de la militarisation (et possible nucléarisation — ou comme le Japon pré-nucléarisation de seuil) de l’Allemagne à terme, en particulier).
Nous ne sommes clairement pas dans le camp des bénéficiaires de la guerre d’Ukraine, malgré les gesticulations nucléaires de Macron. L’horizon est bouché, nos politiciens paraissent « paumés », impuissants, les manifs montent en violence, les voitures et motos chinoises parcourent nos rues (mais moins qu’en Italie où je voyais des BYD partout la semaine dernière, et aussi des motos Voge ... concurrentes des Honda, Yamaha, Suzuki, Kawasaki).
Rentré à Paris, habitant un quartier touristique, je vois que les Asiatiques viennent en force dépenser leurs sous à Paris. Au moins ça. Devant chaque terrasse de café, une fille debout toute la journée cherche à alpaguer le client. J’espère autre chose pour mes petites filles.
@ZenZoe Lespersonnes de nationalité étrangèrereprésentent9 % de la population résidant en France / Les personnes de nationalité étrangère sont impliquées dans 13 % des violences sexuelles./ Europe 1 en déduit une surreprésentation d’environ 44 % par rapport à leur poids démographique.
C’est curieux, ce texte me donne l’impression exactement inverse de celle d’Europe 1. Les violences sexuelles sont surtout un fait masculin. Les étrangers sont souvent des hommes jeunes donc sexuellement plus actifs que la moyenne des hommes. Je ne saurais faire de statistiques genre ki2 ou autre comme dans ma jeunesse, mais en affectant ces caractéristiques de coefficients réalistes, le saut de 9 à 13% me paraît plutôt modéré.
@docdory de mon temps, elle n’aurait jamais passé en sixième
De mon temps,
c’était je crois l’instit. qui décidait. Je n’ai pas souvenir d’un examen
formel d’entrée en 6ème (1956 à Paris, école communale).
N’aurait
sans doute rien changé pour moi, car j’étais assez nul en classe et l’instit. a dit NIET. Pas capable de
suivre le lycée, ce gamin (moi). Ma mère étant une forte femme est allée lui causer, avec son
fort accent étranger de l’Est de l’Europe. Je ne sais s’il a pris peur, mais du
coup je suis entré au collège au Lycée Buffon au lieu du certif., pour finir prix d’excellence en math élem en 1964 (classe de Mme Sarment), avec un futur
major d’un des deux jurys du concours de l’X – François M. – et un futur normalien Ulm - Richard B. - dans la classe, mais F.M. qui était le
meilleur et de loin en maths n’a pas passé le bac en 64, préférant « redoubler »
en Angleterre (faux 5/2). J’ai ensuite un peu faibli et loupé les concours, finissant tout
de même ingénieur diplômé d’une bonne GE, avec une carrière sympa dans l’industrie à la clé.
Ce petit
couplet d’autosatisfaction pour dire qu’il faut des barrages et des passerelles.
Mes petits enfants à Zürich ont affronté un premier barrage à 11 ans, avec un
taux de réussite de l’ordre de 20%. Terrifiant pour nous, Français d’aujourd’hui .
Que serais-je devenu si le NIET de mon instit. m’avait barré le lycée ?
Peu de passerelles à l’époque. Il faut développer ces passerelles, et dès l’âge
de 14 ans (on peut revenir dans le circuit en Suisse après avoir raté la 1ère
marche). On a déjà fait des progrès : fac vers GE, BTS/IUT vers ingénieur
…). Il faut, c’est absolument nécessaire, et des passerelles et du recyclage (IA aujourd’hui) toute la vie. Je me demande si l’EN est capable de souplesse ...
Décidément,
la Suisse est un modèle pour l’éducation, l’industrie, la démocratie, le niveau de vie, les
paysages de montagne (les derniers glaciers seront en Suisse).