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Commentaire de Soucougnan

sur Le virus de l'abstention devient résistant


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Soucougnan Soucougnan 15 juin 17:12

@chantecler
« Y’ en avait il un autre possible ? »
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Évidemment ! Aucune autre combinaison que celle Macron/le Pen/Mélenchon, dans cet ordre précis (je précise), ne permettait la victoire certaine de Macron. Si les sondages nous avaient dit que nous avions un triplet Macron, Zemmour, Hidalgo, plus rien n’aurait été sûr, car les électeurs de droite républicaine qui ont quitté Zemmour pour se reporter sur Macron n’en auraient rien fait, de mêmes que les électeurs de gauche sociale démocrate n’auraient pas eu besoin de se reporter sur Macron. Ce dernier aurait pu perdre sa première place et laisser Hidalgo en découdre avec Zemmour. Cette combinaison ne garantissait donc pas la victoire de Macron. Remplacez Zemmour par Pécresse avec Hidalgo, là aussi Macron perdait le vote de la droite républicaine ainsi que celui de gauche social démocrate. Mettez simplement Mélenchon avant le Pen et là encore, l’on n’était plus certain que Macron soit élu. Pourquoi ? Parce que si LFI a voté Macron pour faire barrage à le Pen, il n’était pas du tout évident que le RN voterait Macron pour barrer la route à Mélenchon. Notez à ce propos que les sondages ont comme par hasard sous estimé Mélenchon de 5 points !!! Soi-disant qu’ils ont du mal à mesurer le vote LFI. Ils ont pourtant été d’une remarquable efficacité pour le mesurer à l’occasion du deuxième tour des législatives... Songez maintenant que les sondages nous aient dit que Mélechon était à 22 et le Pen à 23. Toute la gauche aurait voté utile et c’est Mélenchon qui aurait affronté Macron au deuxième tour. Mais voilà, il y a eu une erreur de TOUS les instituts de sondages qui ont mis Mélenchon à 17...

Bref, il n’y avait qu’une seule combinaison possible qui rendait la victoire de Macron certaine, c’était un triplet Macron/le Pen/Mélenchon dans cet ordre. Et le “hasard” a voulu que ce soit exactement celui-là qui émerge. Bien sûr, comme Emmanuel Macron est l’homme le plus intuitif de toute cette planète et de tous les temps, ce ne sont pas les meetings combles de Zemmour en novembre qui lui ont fait peur. Il a tout de suite compris qu’il n’y avait pas lieu de se donner un programme de faire campagne ou simplement de défendre son bilan car l’exacte combinaison politique dont il avait besoin pour gagner allait spontanément se faire jour dans les sondages et lui permettre de gagner les mains dans les poches. Bingo ! 


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