@Jean Keim
Je reconnais qu’à peine j’avais envoyé mon commentaire je me suis rendu compte de la contradiction dans l’assertion « la pensée n’est pas l’alpha et l’oméga de ce qu’il y a à penser ». Car s’il y a « à penser », alors la pensée est bien au début, avec les prémisses, et à la fin, avec les conclusions, de sorte que la pensée porte intégralement le processus de pensée (tautologie seulement apparente) et qu’elle correspond bien à l’idée qu’on se fait de l’alpha et de l’oméga.
J’ai eu la paresse de venir donner une telle explication et je me suis dit, voyons-voir si ça passe.
Je vous félicite, vous lisez attentivement !
Quoi qu’il en soit, mon intention était simplement dire que la pensée n’a pas à avoir seulement la pensée pour objet. On peut penser autre chose que la pensée et, notamment, j’y insiste, ce qui jusqu’à présent échappe à vos processus de pensée : ce qui est de l’ordre de l’affects et ce qui est de l’ordre des conations (intentions, désirs, volontés, efforts, etc.)
La psyché est trinitaire, ne vous en déplaise.
Quoi qu’il en soit, si vous renoncez ici à votre catéchisme krishnamurtien sur la pensée, je pense que personne ne s’en plaindra. Je sais, c’est vache, mais je dis ça pour vous aider. Il y a des moments, souvent douloureux (ce n’est pas de la pensée mais de l’affect) où il nous faut faire des prises de conscience (cela, je vous l’accorde, rentre bien dans la catégorie « pensées »
).