@Eric F
Cher Eric F.
« ….l’Afghanistan était un terrain de conflit distant
qui ne comportait pas de risque de propagation ». « Forget »
distance. Cela n’existe plus depuis longtemps et surtout à l’heure
hyper-sonique. Au moment où l’Ukraine irradie le conflit sino- taiwanais,
on-ne-peut-plus distant, la propagation est partout.
Mon article « Afghanistan et Ukraine », pour faire
court, passe outre la suite du film. Elle consiste à rappeler que les moudjahidine
afghans ouvrirent la porte à leurs cousins Talibans du Pakistan voisin ; qui
hébergèrent en Afghanistan leurs propres cousins Al-Qaïda avec leur chef Bin
Laden ; qui perpétrèrent (entre autres) les attentats du 11 septembre aux
USA ; qui poussèrent les USA et leurs vassaux (dont la France) à se comporter
en Afghanistan comme les soviétiques des années 1980. Avec les mêmes résultats
voire pire.
Si ce n’est pas une propagation, rien ne l’est. Accessoirement
ça met en lumière la légèreté et l’irresponsabilité US dont nous sommes
complices.
« …l’Afghanistan faisait partie de la zone sous
influence de l’URSS ». Ben voyons. Et l’Ukraine, n’en faisait-elle pas
partie ? Et l’URSS, n’était-elle pas la Russie ? Ne jouez pas sur les
mots.
« …un pyromane ne mettrait pas le feu à la lisière de
son jardin, sur le terrain d’un copain. » Si. Il est pyromane, n’est-ce
pas ? Surtout que ce pyromane-là ne nous considère pas comme des copains
mais comme des vassaux à son service et l’Ukraine n’est qu’un champ ouvert pour
le business, en attendant l’ouverture d’un champ plus vaste : la Russie.
Lisez mes deux articles précédents (de mars). Je parle de Biden
père et fils, de Trump…
J’y interroge comme cela : « La Russie et
l’Ukraine payent-elles donc l’effroyable prix d’une dispute politicienne
américaine ? Du clash d’égos entre Biden et Trump par Poutine interposé ? En
serions-nous les dégâts collatéraux ? ».