Clausewitz est toujours présenté
comme un technicien de la guerre alors que c’est avant tout un
idéologue, et son questionnaire, structuré comme un sondage
marketing est biaisé : toutes les questions sont fermées, en
fait, puisqu’elles interrogent sur des sujets immposés par celui qui
pose les questions. A la fin du questionnaire, l’intéressé est
convaincue d’être porteur d’idées qu’on lui a en fait servi dur un
plateau.
Les conceptions de Clausewitz
s’appuient sur une vision du monde constitué d’états respectant des
règles du jeu internationales qui, en fait, n’existent pas,
puisqu’il s’agit d’un rapport de forces asymétrique.
Mais ce n’est pas innocent et cela
permet à la presse dominante de présenter les conflits comme un
combat loyal dans lequel il faut choisir son camp, et dans lequel
l’ennemi est accusé de tricher ou qualifié de « terroriste »
pour le diqualifier et justifier le fait de ne plus respecter
soi-même les dites « règles ».
Or, ce qui est présenté comme
« terrorisme » est le plus souvent un faux drapeau, et les
conflits « régionaux » sont la plupart du temps des
« proxi-wars » (guerres par procuration). Ce qui est présenté
comme un enjeu entre civilisation et barbarie qui suppose une
implication de chacun pour défendre le « bien » contre le
« mal » n’est qu’une manipulation permettant aux dominants de
convaincre les dominés de défendre leurs intérêts. On le comprend
bien avec les guerres féodales dans lesquelles la piétaille se
faisait tuer pour permettre à celui qui les asservissait de
maintenir et d’étendre son patrimoine.
Ce qui a évolué depuis le moyen-age,
c’est la technique, pas la politique.