@Christophe
dès qu’un de mes coéquipier noir, ou de facies arabe était dans le véhicule, nous subissions vers 4 à 6 contrôles.
Ce n’est évidemment pas la première fois que je suis confrontée à ce genre de témoignage, mais il m’est difficile de réagir dans la mesure où je n’ai moi-même que de magnifiques souvenir de mon adolescence en France métropolitaine. Et du coup, j’ai bien du mal à comprendre ceux qui prennent fait et cause pour la Russie contre l’Occident. Si encore M. Poutine avait fait de son pays une démocratie modèle, un éclatant phare de liberté et de développement humain pour le reste du monde, là oui, je comprendrais l’enthousiasme suscité. Mais la Russie n’est rien de tout ça et, sauf dans mes cauchemars, je ne saurais imaginer la généralisation de son modèle comme avenir prometteur pour l’humanité.
Alors, j’arrive à comprendre que des Irakiens, des Libyens, des Afghans puissent se réjouir de l’image de cités occidentales en ruine. Pour eux, c’est comme une forme de revanche. Je peux également saisir cette attitude chez une frange de la population blanche, qui se sent malmenée et marginalisée par l’immigration et qui voit en Poutine un homme fort, qui se pose en garant de l’identité des peuples. Pour ces gens-là, ce n’est pas tant la justesse de la guerre qui importe, mais la victoire du soi-disant défenseur de leur cause.
Par contre, pour tous les autres Occidentaux, à part la haine d’eux-mêmes et le souhait morbide de leur propre malheur, je ne m’explique pas leur soutien à la guerre en Ukraine. Je suis désolée, mais pour moi, ce n’est pas parce que Bush s’est érigé en grand malfaiteur international, que cela rend les actes de Vladimir Poutine plus honorables et défendables. C’est sûr que j’appréciais beaucoup plus le Poutine pour qui nul n’était en droit d’imposer ses valeurs, l’arme à la main, à un peuple souverain ou de se croire permis de faire la police au-delà de ses frontières.
J’aimais bien jadis l’esprit pétillant et plein de finesse de Vladimir Poutine, mais c’était avant la guerre.