@PascalDemoriane
Moi aussi je vous crois sincère mais franchement là, ça va pas le faire pour la discussion car vous avez manifestement un contentieux avec la démocratie que je ne comprends pas car il vient en bloc, dans une conceptualisation qui peut avoir toute sa légitimité dans un autre contexte mais qui ici se retrouve complètement hors sol, donc sans pertinence.
J’ai publié le même texte ailleurs, en contexte local, et un commentateur m’a demandé diverses définitions, dont celle de la démocratie.
Je la reproduis ci-dessous. Je vous invite à en prendre connaissance et à m’indiquer ce qui ne vous convient pas.
J’imagine que ça pourrait être le début d’une discussion fructueuse...
DEMOCRATIE
Hors du champ politique traditionnel, dans le champ de l’éducation familiale ou institutionelle, on peut dire qu’un processus et ses résultats (décisions) sont démocratiques dès lors que les règles auxquelles les membres du collectif (famille, classe, établissement) sont censés se soumettre sont issues d’un débat où (1) chacun aura pu parler autant qu’il le souhaitait ou, à défaut, de manière égale (iségorie) au temps de parole des autres participants ; (2) si la décision ne se fait pas à l’unanimité, chacun a le même pouvoir d’influer sur elle (isocratie) et, enfin (3) la règle convenue vaut pour tous, c’est-à-dire qu’il y a égalité devant la règle (isonomie). Par exemple, l’interdiction de dire des gros mots ne saurait valoir seulement pour les enfants : les adultes aussi doivent s’y soumettre et les enfants sont les premiers à le leur rappeler. Il est très clair qu’en raison de la tutelle légale exercée par les adultes sur les mineurs, l’espace démocratique que les adultes voudront bien leur ouvrir ne saurait couvrir l’intégralité de l’espace éducatif ou vital dans lequel ces mineurs évoluent. Quoi qu’on fasse, il est certains aspects pour lesquels il sera bon qu’ils restent des « enfants » au sens étymologique du terme qui est : « n’a pas la parole ».