Maintenant que les douzes candidats retenus vont avoir un droit de paroles équivalent, il va se passer ce qui se passe habituellement : un rééquilibrage sondagier sur les « petits candidats » qui deviennent visibles. Ce qui a toujours eu pour conséquence (dans les éléctions précédentes) de faire descendre de façon mécanique la moyenne des candidats « établis ».
Ils devraient être moins arogants.
L’illusion absolue, c’est DSK et non Bayrou. Le parti socialiste n’a pas eu le temps de se renouveler après sa débâcle de 2002. Il reste un parti clanique sauvant les apparences, juste le temps d’une campagne, en s’abritant derrière la bannière Royal, promettant tout et n’importe quoi.
Quand à Le Pen, une fois disparu, sa fille et Sarkozy feront très certainement une alliance à l’italienne : Nicolas Sarkozy est un candidat qui use de tous les artifices mis à sa disposition par son équipe de communicants pour atteindre la dernière marche : Même s’il lui faut jouer du grand écart en délivrant ici un message de gauche et là-bas un message de droite au gré des endroits qu’il visite. Le Président de l’UMP reflète une France qui s’articule sur des valeurs archaïques qui sont autant de menaces sur ce qui fait l’essence même de notre Nation laïque et républicaine.
Que doit-on attendre d’un homme qui préface le dernier livre de Gianfranco Fini, le post-fasciste italien, vieux complice du Ministre de l’Intérieur candidat ? Il ne faudrait pas trop le pousser pour le voir franchir les Alpes et faire campagne auprès de son ami français dont il dit être en « quasi-symbiose politique, caractérielle et générationnelle ».
Un seul candidat semble incarner le mieux le changement : C’est François Bayrou. Même s’il n’emporte pas les élections, il deviendra incontournable dans la vie politique de l’après campagne. Après les législatives, les choix de sociétés qui seront proposés aux votes des parlementaires ne pourront se faire sans son assentiment, dès lors qu’il aura construit autour de lui une force politique nouvelle qui fera et défera les majorités.