https://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=4499
15.12.2022
Les révélations d’Angela Merkel concernant
les accords de Minsk ont connu un nouveau développement. Elle a été
critiquée d’Autriche à la Chine. Que reproche-t-on à l’ancienne
chancelière allemande et pourquoi sa déclaration aura des conséquences
non seulement pour l’Europe, mais également pour le monde entier ?
L’ancien vice-chancelier autrichien Heinz-Christian Strache a déclaré
cette semaine que les propos d’Angela Merkel sur les véritables
objectifs des accords de Minsk étaient effrayants et sapaient la
confiance envers les déclarations des politiques européens. "C’es
effrayant la franchise avec laquelle Mme Merkel en parle. De cette
manière, nous détruisons toute base de confiance", a indiqué l’homme politique autrichien.
De son côté, le journal chinois Global Times fait remarquer
que les déclarations d’Angela Merkel sur les accords de Minsk
témoignent de l’attitude hypocrite de l’Occident envers la Russie. Cette
situation a montré également que certains pays occidentaux, notamment
les États-Unis, ne respectaient pas du tout leurs engagements et
pouvaient très facilement se rétracter.
Sachant que le président
russe Vladimir Poutine avait précédemment noté que la déclaration de
l’ancienne chancelière était décevante et ne faisait que confirmer le
bien-fondé de l’opération spéciale. Angela Merkel estime que plus tôt
les pays de l’Otan n’auraient pas été capables d’apporter à l’Ukraine
leur soutien au même niveau qu’aujourd’hui.
"De cette manière,
Merkel a dévoilé au monde entier des preuves directes que l’Occident a
saboté les accords de Minsk. Certains le comprenaient déjà, mais à
présent il est possible de se référer à la source, car Merkel était
complice de ce sabotage« , a déclaré le sénateur russe Andreï Klimov.
»Certes,
à présent elle s’explique en disant qu’on lui avait empêché de mener à
terme le processus de paix en Ukraine. Mais de facto, en démissionnant,
Merkel a reconnu que dans l’ensemble les accords étaient considérés
comme une couverture pour préparer l’Ukraine à une guerre contre la
Russie", a-t-il ajouté.
En même temps, le politologue allemand
Alexander Rahr pense qu’il faudrait préciser la véracité des propos de
Mme Merkel auprès du président français Emmanuel Macron, "mais Paris
garde obstinément le silence".