@Eric F
"je parlais du fait que la presse chez nous a
surmédiatisé les évènements en Ukraine par rapport au lien que nous
avions alors avec ce pays.«
Je ne suis pas certain qu’il y ait eu chez nous une surmédiatisation. C’est vrai que la France n’a guère entretenu de liens particuliers avec l’Ukraine. Je me souviens que longtemps avant tout cela, quand l’Ukraine était une province russe et qu’il était hors de question pour l’Etat français de parler de nationalisme ukrainien (il fallait respecter le protocole des ambassades), un journaliste français (PPDA) avait interrompu l’interview d’un nationaliste ukrainien. La plupart des français n’avaient jamais entendu parler de l’Ukraine pas plus d’ailleurs que de la Tchétchénie ou des tatars.
Cependant, il s’agissait d’un évènement assez important relativement près de chez nous avec de grands troubles sociaux. Il était normal que la presse en parle. Il y avait aussi de la sympathie pour la révolution des œillets au Portugal où la Russie n’était nullement impliquée et pour bien d’autres mouvements. C’est une constante dans la presse de se prononcer plutôt en faveur des frondeurs quand ils s’attaquent à des régimes autoritaires.
»le discours de Poutine de 2002 mentionné dans l’article a mentionné,
comme je l’avais relevé dans un message précédent, le fait qu’il fallait
prendre en compte l’existence de la CEI"
Je n’ai pas vu du tout que dans ce discours il était question de la CEI.
"Même sans cela, l’existence de l’accord russo-ukrainien sur Sébastopol
était forcément incompatible avec une ’’otanisation’’ de l’Ukraine, ce
n’est pas une fable.«
Je ne crois pas qu’il était question de l’OTAN à ce moment-là. Ce n’est que récemment qu’il est question que l’Ukraine soit candidate pour entrer dans l’OTAN. Je rappelle d’ailleurs qu’elle ne remplit pas les conditions pour que sa candidature soit retenue. Il n’y a donc aucune raison d’en parler tant. Ou plutôt, la seule raison d’en parler, c’est que cela faisait partie du prétexte avancé par Poutine pour lancer son invasion.
»Je ne comprends pas votre obstination à nier que la suppression du
statut de ’’langue régionale’’ (pour le russe mais aussi d’autres
langues parlées par plus de 10% des habitants d’une région) instaurée en
2012, a constitué un camouflet au yeux de la population russophone.«
Ce que je nie c’est qu’il y ait eu une mesure de ce genre prise contre les russophones. Avez-vous une référence faisant état de »la suppression du statut de langue régionale pour le russe..." ?
Je répète à ce sujet ce que j’ai déjà écrit (20 décembre 13h38) .Sur ce site web qui semble assez complet, je lis : "En Ukraine, le
libre développement,
l’usage et la protection du russe et des autres langues
des minorités nationales d’Ukraine sont garantis.«
»Et elle n’est pas la seule mesure linguistique, il y a l’instauration de quotas dans les média en 2016, etc. Ḭl̰
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«
Pour tout cela, il faut me donner des références car c’est en contradiction avec ce que je vois notamment sur la page web : »Ukraine. Politique relative à la langue ukrainienne".
Je trouve même des restrictions à l’usage de l’ukrainien comme langue officielle :
« > »/www.axl.cefan.ulaval.ca/europe/ukraine-3valorisation-ukrainien.htm#4.2_Lukrainien_comme_langue_officielle_">L’application obligatoire de la langue officielle ou la promotion de son
emploi dans l’un ou l’autre domaine de la vie publique ne doit
pas être interprétée comme niant ou restreignant le droit
d’utiliser les langues régionales ou minoritaires dans les domaines
pertinents et
dans les territoires."