La véritable position de la population
américaine est mêlée de paternalisme, de mauvaise conscience et
d’un sentiment de supériorité non avoué dissimulé sous
l’hypocrisie du « politiquement correct » et l’"affirmative
action" (discrimination positive.
Le lourdaud de Trump, avec ses gros
sabots, avait le mérite de montrer sans faux-semblants le vrai visage de
ses concitoyens que les diplomates s’efforcent de dissimuler.
Il avait reçu à la Maison Blanche
trois des derniers « code talkers » amérindiens, ces hommes
enrôlés par l’armée américaine pendant la seconde guerre
mondiale pour envoyer des messages codés inspirés du dialecte
navajo et indéchiffrables par les ennemis des États-Unis. Mais
plutôt que de lire son discours préparé par les experts en
hypocrisie, il a préféré improviser. Et là c’était pas triste.
Il a déclaré sur un ton goguenard :
"Vous étiez ici longtemps
avant nous. Mais nous avons aussi une représentante au Congrès qui
est, disent-ils, là-bas depuis longtemps. Ils l’appellent
Pocahontas".
Il faisait référence à la sénatrice
démocrate Elizabeth Warren d’origine cherokee dont il contestait la
représentativité.
Et, cerise sur le gâteau, il a balancé
sa vanne pile sous le portrait de "son président favori Andrew
Jackson, qui en 1830 a imposé le Indian Removal Act, qui a privé de
nombreuses tribus de leurs terres et entrainé la déportation
brutale de nombreuses populations d’Indiens.
C’est dur pour les conseillers en
communication et manipulateurs de tous genre de voir leur boulot
réduit à néant par un gougnafier. Mais c’est comme ça :
chassez le naturel, il revient au galop.