Bonjour,
Je suis septique vis-à-vis de l’article lui-même qui semble mélanger algorithmique et intelligence artificielle.
L’algorithmique repose sur les langages impératifs dans lesquels résident une forte dose de déterminisme.
L’intelligence artificielle repose elle sur des langages déclaratifs dans lesquels le déterminisme n’existe pas, du moins pas au sens premier du terme.
Entre un clause de Horn et un déroulé opératoire, il y a un monde. Entre la logique floue et la logique du premier ordre, il y a un monde d’écart.
Définissons d’abord ce qu’est l’intelligence avant de se lancer dans des diatribes inutiles. Qu’est-ce qu’un système intelligent ? Capable d’utiliser la déduction pour faire de l’induction, capable de transformer l’extensionnel de nos mathématique vers l’intentionnel du raisonnement intelligible ?
Mis à part un certain Montagu qui a passé sa vie à essayer de rapprocher nos outils mathématiques à des raisonnement hautement informels que sont les raisonnements humains sans jamais y parvenir, la question serait plutôt : n’avons nous pas tendance à parler d’intelligence artificielle uniquement pour vendre des concepts commerciaux ?
Certes avec l’inculture crasse de nos nouvelles générations et le manque évident de raisonnement que nous leur proposons, il va sans dire que si l’intelligence au sens réel disparait de l’humanité il sera plus facile d’y introduire les machines limitées mais au combien plus intelligentes que nos nouvelles générations.
Au fait, ces machines passent-elles le test de Turing ?