@Adèle Coupechoux
Des mensonges couverts par les Nations unies
Loi du silence sur l’uranium appauvri
Depuis que les munitions à l’uranium appauvri (UA) ont été testées par les Etats-Unis contre l’Irak, décès et maladies inexpliquées se multiplient chez les combattants ayant servi dans le Golfe, mais aussi en Bosnie et au Kosovo. A des degrés divers, les agences des Nations unies ont imposé une chape de silence sur la dangerosité radiologique et chimique de cette arme. N’a-t-il pas fallu attendre janvier 2001 pour que l’Organisation mondiale de la santé « envisage » d’enquêter sur les effets de l’UA sur les populations du Golfe ?
https://www.monde-diplomatique.fr/2001/02/PARSONS/1853
Pourquoi de l’UA dans les armes ?
En 1972, des chercheurs de Los Alamos (USA) ont testé et développé des munitions avec une partie en UA pour pénétrer le blindage des tanks (schéma ci-dessous). Le raisonnement a d’abord été basé sur la très forte densité du UA et donc la possibilité de miniaturiser des obus antichars, et donc de diminuer la résistance à l’air et d’augmenter la vitesse de l’obus. Nelson (4) estime que l’UA est 2,14 fois plus lourd que l’acier, 2,14 fois plus lourd que le cuivre, et 1,68 fois plus lourd que le plomb.
Le succès a été immédiat, puisque l’UA existe en forte quantité, qu’il est très peu cher, et que sa densité est très forte. Là, bonne surprise pour nos chercheurs militaires, non seulement les obus perçaient le blindage des tanks, mais grâce à ses propriétés pyrophores, il dissipait son énergie sous forme de chaleur. Il devenait ainsi un remarquable incendiaire destructeur d’engins blindés. Malheureusement, la mauvaise surprise pour les médecins s’est trouvée dans la fumée de ces incendies, constituée en grande partie de particules d’uranium de 1 à 5 micromètres de diamètre, c’est à dire exactement de la taille dangereuse pour les poumons si cette fumée est inhalée ou des retombées si celles-ci sont ingérées. C’est pourquoi on doit parler de toxicité de l’UA dans ces conditions.
https://www.dissident-media.org/infonucleaire/armes_uranium.html