On peut toujours compter sur les éléments de langage et la langue
de bois pour détourner l’attention des questions soulevées :
Justine Triet a tout d’abord dénoncé le traitement infligé à
la contestation (93 % des actifs) de la réforme des retraites
« niée et réprimée de façon choquante »
(non relaté évidemment ici) avant que d’évoquer l’insidieuse
« marchandisation de la culture que le
gouvernement néolibéral défend », soit la
suite logique de la dépendance aux marchés financiers.
La première réaction de la Ministre de la Culture, digne d’un
Laurent Wauquiez, et un brin maladroite, a été du style : on
ne mord pas la main de celui qui vous nourrit !
https://www.mediapart.fr/journal/culture-et-idees/280523/la-macronie-au-monde-de-la-culture-sois-subventionne-et-tais-toi
https://blogs.mediapart.fr/allan-barte/blog/280523/
Les reformulations suivantes consistant à glorifier l’apport des
plate-formes américaines (soit l’entrée du loup dans la bergerie)
viennent paradoxalement confirmer les propos tenus.
https://blogs.mediapart.fr/collectif-des-precaires-des-festivals-de-cinema/blog/290523/sous-les-ecrans-la-deche-quand-la-flexibilite-devient-precarite
https://www.mediapart.fr/journal/culture-et-idees/010623/dominik-moll-il-y-une-tendance-globale-la-rentabilite-tout-prix
Vivement que BlackRock se voit confier la gestion de la culture et
ses troublions !