Juste
une vérification : les propos des années 40 de Hannah Arendt
sur le sionisme et l’Etat d’Israël, tenus aujourd’hui par un
non-juif, seraient-il considérés comme antisémites à travers le
prisme de ce projet de loi soutenu par le gouvernement ? La
réponse semble limpide.
Les
ravages et les ambiguïtés du « en même temps »
macronien !
La
lecture du projet de loi qu’opère Marc Trévidic en tant que
technicien, a le mérite de souligner l’imprécision de la
formulation : provocation « indirecte », une forme
d’ouverture à tous les vents où l’explicite garant des libertés
fondamentales cède la place à l’implicite, boîte de Pandorre de
toutes les interprétations ou manipulations possibles...
Il
est aussi permis de penser que l’attitude longtemps tolérante,
voire complaisante du chef d’état français envers les exactions
commises par le gouvernement Nétanyahou sur les populations civiles
aussi bien à Gaza que dans les territoires palestiniens occupés,
obère quelque peu le jugement porté sur une énième proposition
présentée par une député de son bord dans la lutte contre
l’antisémitisme. Quand on ne veut pas s’attaquer aux causes, on
en est fatalement réduit à pallier les conséquences dans l’urgence
et le désordre.
Au
cas où vous ne l’auriez pas remarqué, je parlais des Etats Unis,
où les étiquettes gauche/droite ne s’appliquent pas vraiment aux
deux grands partis qui se partagent le pouvoir. Ce « phare
de la démocratie » est en train de se transformer sous nos
yeux en une ploutocratie (exemple type : le ticket d’entrée à
1 milliard de dollars pour faire partie du conseil
club de la paix basé à Miami avec présidence à vie), générant
une vérité alternative où seuls comptent l’argent et la force
brute.
Le
décalque avec la société française me semble pas tout à fait
probant.
Il
n’y a pas à barguigner : dix balles dans le dos, c’est une
exécution.
Ce
qui rappelle opportunément que le mouvement América First dirigé
en 1939/40 par Charles Lindbergh, flirtait ouvertement avec le
nazisme allemand. La reprise de ce slogan par Donald Trump, outre la
provoc outrancière, ne doit rien au hasard.
Et
le voici doté d’une garde prétorienne pléthorique sans morale et
sans apparente limite, pas besoin d’être Nostradamus pour imaginer
la possible suite...
L’empire
(américain) s’est doté d’un nouveau Néron qui se veut le chef
de file de tous les pays autoritaires et/ou non démocratiques (cf.
la liste provisoire des chefs d’état ayant accepté de figurer
dans son délirant club de la paix basé en Floride). Les portraits
géants sur des bâtiments fédéraux scandent cette dérive qui se
terminera fatalement par un embrasement ou une auto-combustion
(dommage qu’il ait une voie de fausset et que les guignols de
l’info ne soient plus là pour brocarder ce workin
progress !).