@Réflexions du Miroir
On parle de « communication »,
ou plutôt de message à sens unique, non verbal qui vient se
superposer à un discours en envoyant au récepteur des signaux qu’il
connaît et comprend inconsciemment, et qui ne sont pas toujours
porteurs du même sens que le discours verbalisé. Ces codes sont le
langage corporel, les décors, les costumes, les mises en scène,
tous les éléments qui paraissent accessoires mais dont l’impact est
plus fort que ce qui est dit.
Ce procédé est utilisé au théâtre
et au cinéma depuis longtemps : on sait qui va être le traître non
pas avec les répliques du rôle que l’acteur profère, qui sont des
mensonges mais grâce à des indices comme les mimiques, le grimage,
le costume, la gestuelle, etc.
Ces indices sont des CODES.
Les agents doubles
aussi ont des codes quand ils travaillent en équipe et qu’ils
envoient à leur partenair des massages cachés à l’aide gestes
convenus alors que leurs propos disent le contraire de ce qu’ils
transmettent. Par exemple, deux doigts sur l’épaule peut signifier
« épaulettes et deux galons », et le vrai sens est
"attention, le gars en face est un flic gradé incognito, en
civil, laisse moi faire".
Le mot « code »,
dans cet article, est utilisé dans l’acception qui leui est donnée
en sociologie et en anthropologie, mais il est utilisé ailleurs avec
d’outres acceptionscomme pour le « code de la route » qui,
non seulement n’a rien de secret, mais est conçu pour être
univoque, à savoir que chaque sign a un seul sens contrairement à
ce qui se pase avec le langage. On parle abusivement de "langage
des abeilles" quand on évoque leurs techniques de communication
par les trajectoires de leur vol : il s’agit d’un code, pas d’un
langage.
C’est pourquoi
j’ai commencé l’article en donnant la définition du mot « code »
en me référant à l’un des sens expliqué sur le site du CNRTL :
1. SOCIOL.,
HIST. Ensemble de
coutumes ou de règles parfois écrites, qu’il est convenu de
respecter dans une matière, dans un domaine, dans un milieu
donné. Code de l’honneur (Maurois, La
Vie de Disraëli,1927, p. 151).Tout était prévu, même la
manière d’éternuer, dans ce code de la politesse française (G.
Sand, Histoire de ma vie,t. 3, 1855, p. 171).Il (...)
prit le code du duel (Maupassant, Contes et
nouvelles,t. 2, Un Lâche, 1884, p. 921).
2. Techniques
de la communication, de l’information
a) Langage
secret servant à échanger des informations. Synon. chiffre.Comité
dont le nom de code est le « Maud committee »
(Goldschmidt, L’Aventure atomique,1962, p. 29).
b) LING.,
SÉMIOTIQUE ,,Ensemble
de règles ou contraintes qui assurent le fonctionnement du langage``
(Media 1971) , p.
ext. d’un système de signes quelconque fonctionnant dans un
domaine.
− P.
méton. Recueil
contenant la liste des équivalences entre signifiants et signifiés
d’un domaine. Code
de signaux (Barber. 1969).
c) Système
de symboles permettant de représenter une information dans un
domaine technique [informatique, télécommunications, techniques
audio-visuelles]. Code
binaire, code numérique (cf. Berkeley, Cerveaux
géants, 1957, p.
61) ; code
typographique (La
Civilisation écrite, 1939,
p. 1602) :
Télégraphe
automatique Wheatstone. − Dans cet appareil, très employé en
Angleterre, on prépare les signaux d’avance en perforant une bande
de papier suivant le code morse. A.
Leclerc, Manuel de télégraphie et téléphonie,1924, p.
140.
lien.