Politique de la ville
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Ce
chiffre pêche bien entendu par omission, car il ne prend
volontairement pas en compte les coûts sociaux engendrés par tous
ceux qui vont définitivement perdre leur emploi, leur outil de
travail (commerçants, employés) ou leur véhicule.
Bien
entendu, ne sont pas comptabilisés non plus les augmentations
futures de la taxe foncière et de la taxe d’habitation (pour ceux
qui la payent encore), qui seront inévitables, afin de financer les
conséquences de ces pillages.
Il
faudrait également prendre en compte l’augmentation prochaine
inéluctable des primes d’assurance, qui ne manquera pas de se
produire.
Enfin,
la réputation de la France à l’internationale s’en trouvera
passablement écornée, et le secteur du tourisme en pâtira
sérieusement. Les annulations de réservation vont se multiplier,
car les touristes étrangers n’ont aucune envie de passer leurs
vacances dans une favela géante.
En
réalité, ces émeutes coûteront plusieurs milliards aux
contribuables, qui effaceront d’un seul coup au moins une année
des quelques misérables milliards d’économie soi-disant réalisés
grâce à la réforme des retraites, consistant à faire travailler
une bonne partie de la population jusqu’à la fin de sa vie.
D’un
point de vue purement financier, le coût annuel de cette Politique
de la ville est exorbitant.
Étant
donné que le prix du milliard d’euro a fortement baissé ces
dernières années, nous allons tenter de donner au lecteur un ordre
de grandeur, qui lui permettra d’apprécier cette Politique de la
ville à sa juste valeur.
Le
coût total de cette politique sociale, en y incluant toutes les
subventions, allocations et aides attribuées sous condition de
ressource, est d’environ 100 milliards d’euros annuel.
Ces
100 milliards sont à mettre en face des 445 milliards d’euros, qui
représentent le budget annuel de l’État français, soit environ
22% (l’intégralité de cette somme n’est pas prélevée
directement sur le budget).
Il
est également possible de voir ces 100 milliards comme environ 3% du
PIB, soit environ la moitié du déficit budgétaire annuel de la
France.
Vu
sous un autre angle, sachant que l’ensemble des impôts et taxes
collectés par l’État chaque année est d’environ 270 milliards
d’euros, la Politique de la ville représente donc 37% de cette
somme.
Intéressons-nous
maintenant aux bénéficiaires ; officiellement 5,5 millions de
personnes vivent dans ces QPPV, mais seulement 40% ont moins de 25
ans, soit 2,2 millions de personnes, sont les réels destinataires de
cette politique.
Nous
dépensons donc chaque année 100 milliards d’euros pour 2,2
millions d’individus, soit plus de 45 000 euros par an et par tête
de pipe.
Par
cette seule politique sociale, nous dépensons par conséquent
pratiquement l’équivalent de 25% du budget annuel de l’État, au
bénéfice exclusif d’environ 3% de la population, qui manifeste sa
reconnaissance en pillant, et en se livrant à des activités
criminelles à notre encontre.
Il
est évident que la vue de ces chiffres est censée donner la nausée
à toute personne normalement constituée.
Cependant
il convient de prendre en considération l’aspect positif de la
situation : avec un minimum de volonté politique, il ne sera
pas trop difficile d’équilibrer le budget de l’État.
Alain
Falento