L’extrême-droite,
mode d’emploi.
Il
est significatif et révélateur d’observer les centres de gravité de la
propagande d’extrême-droite comme l’immigration avec les
confusions et amalgames qui y sont associés et l’exploitation des faits
divers présentés avec des effets de loupe et de haut-parleurs (merci à nos
chères chaînes d’info de milliardaires) afin de les tirer vers les mantras
idéologiques qu’elle entretient et ressasse afin de nous engluer dans une
vision déformée de notre société. Sans oublier l’indispensable nécessité de
masquer l’origine et les causes profondes de ces phénomènes qui découlent et/ou
s’inscrivent dans les effets de politiques publiques initiées par la droite
qu’elle a elle-même toujours partagées et/ou soutenues pour l’essentiel quand
elle ne les a pas inspirées comme avec Sarkozy. Qui comme par hasard nous
rappelle à son bon souvenir.Opposition ou torpillage des mesures type ANRU ce
qui a engendré ou maintenu des ghettos de pauvres ou d’immigrés, dénonçant
ensuite des milliards ainsi gaspillés
alors qu’elle a freiné des quatre fers lorsqu’il s’est agi d’agir ici de
manière spécifique conjointement sur l’éducation, la sécurité, l’emploi, la
lutte contre les discriminations. Qui en sont les compléments indispensables. Encore
une accointance avec Sarkozy qui dénonçait l’insécurité pour dans la foulée
supprimer 11 000 postes dans les services de sécurité pour financer les
largesses fiscales accordées à ses amis de yachting. Bel exercice de
démagogie où l’on entretient
indirectement le combustible pour s’indigner spectaculairement des flammes qui
finissent par surgir.
Il
en va de même concernant l’économie et le social. Alors que c’est le cœur de
toutes les politiques publiques .Sujets traités au gré des enquêtes d’opinion
comme une rubrique du catalogue électoral qui tient régulièrement lieu de
programme de circonstances lors des divers scrutins.Défendus avec talent comme chacun a pu le devoir devant un pseudo-adversaire à qui le roue-libre a suffi.
Il
en va de même aussi à propos de la démocratie et de ses fonctionnements. Il n’y
a pas de démocratie sans citoyens éclairés et responsables, sans l’existence de
débats loyaux et contradictoires, sans une authentique diversité de la presse
et des médias. Elle propose de tout
privatiser au nom de la liberté de ceux qui ont les moyens de se payer les
outils et les personnes. Qui n’oublient de renvoyer l’ascenseur en privilégiant
son exposition médiatique lors du 1er tour de la présidentielle. Compliments
mérités.
Sur
tous ces sujets, elle est contrainte de jouer en permanence une partie de
cache-cache avec ses électeurs. Il s’agit de masquer le mieux possible la
connivence existentielle qu’elle entretient avec les forces économiques qui
soutiennent le système économique et médiatique qui a promu Sarkozy puis
Macron et qui se préparent à tenter une coalition au grand jour de ces
challengers. En passant de la phase épouvantail qui sème la confusion et les
divisions au sein des couches sociales et populaires (je me demande si certains
ne font pas brûler des cierges pour que surtout l’abstention se maintienne) à
la coalition de la dernière chance. Afin de faire barrage comme lors des législatives,
tous ensemble, au mouvement social qui traverse toutes les couches sociales qui
aspirent à une authentique démocratie responsable fondée sur la justice sociale,
le pilotage économique de l’économie , une
écologie responsable, solidaire et équitable. Dont le citoyen éclairé et respecté est le
pivot. Elle donne le change comme elle peut, pratiquant à l’occasion une
opposition sans conséquence, toute en verbe et superlatifs, pratiquant en même
temps de concert avec ses challengers futurs partenaires la bonne vieille
politique des rustines qui trompe de moins en moins de monde. Elle porte la
lourde responsabilité d’entretenir la perpétuation du système en place qu’elle
prétend combattre. Comme historiquement elle l’a toujours fait partout.