Une
jolie pirouette de salon ; c’est bien plus glamour que la réalité triviale
qui nous pèse sur l’estomac depuis plusieurs mandats. Même si la solution de ce
problème n’a jamais été plus à notre portée que maintenant.
→ La
gauche radicalisée et la gentille extrême-droite.
Gauche
radicalisée. Brrr.le petit exorcisme médiatique de conjuration brandi et
distillé par ceux qui veulent cacher le petit jeu habituel qu’ils essaient,
avec de plus en plus de difficulté, de nous
imposer à travers la fabrique de l’opinion publique à laquelle ils
participent et les éléments de langage
qu’ils mettent en circulation. La réalité, c’est qu’il
n’y avait plus de gauche authentique et républicaine dès lors qu’elle s’était
mise au service des mêmes forces et exigences que la droite qui elle-même avait
perdu depuis longtemps ses références républicaines. Ces deux compères rêvant
de nous enfermer dans leurs références américaines où démocrates et républicains sont au service de
l’impérialisme du dollar et du complexe militaro-industriel. Se différenciant
sur plus ou moins de social, la nature et la taille des rustines.
Cette
fausse gauche et cette droite en lambeaux jouant ici tous deux avec l’outsider d’extrême-droite
chargé du rôle de l’épouvantail ou de
l’appoint selon les circonstances. Rendant de toute façon l’immense service de
générer par son populisme une bonne part d’abstentions chez ceux que cette
gauche avait trahis, semant suffisamment de confusion et divisions pour en faire
voter d’autres contre leurs intérêts.
Participant
ainsi tous ensemble à contrer et enliser
le mouvement social qui depuis longtemps, traversant toutes les couches sociales, aspire à une
authentique démocratie, justice sociale et responsabilité écologique.
L’extrême-droite,
elle, fait sa délicate. Elle n’aime pas
le qualificatif extrême. Insuffisamment rentable électoralement selon ses
conseillers.
En
tout cas, elle est bien de droite, car sans s’en vanter, ses élus votent ici et
au parlement européen avec la droite macronienne et autre la , tout ce qui concourt à préserver
les fondamentaux économiques qui préservent
les intérêts des forces économiques qui nous dominent comme les milliardaires
qui contrôlent le ciel médiatique en lui réservant une bonne place tout en
vouant aux gémonies et repoussant dans l’ombre la prétendue gauche radicalisée qui est juste la gauche authentique et républicaine qui reprend son chemin inachevé vers plus de démocratie, d’implication citoyenne, de justice sociale, de responsabilité écologique.
Par ailleurs, notre extrême-droite insiste,
extrêmement fidèle à son ADN d’origine (bon sang ne saurait mentir) sur tout ce qui touche à l’immigration
et l’insécurité qui implique les plus
pauvres des pauvres en faisant mine d’oublier qu’elle s’est toujours indignée et opposée quand il fallait de l’argent et des moyens
pour mettre fin aux ghettos de pauvres et d’immigrés et tout ce qui va avec. On
a vu le résultat. Pas folle, elle sait bien que sans ce fond de sauce, elle ne
peut prétendre figurer valablement dans aucune recette électorale.
N’oublions
pas. C’est nous les citoyens-électeurs, quand nous ne nous laissons plus bernés
ou découragés, les arbitres décisifs de ces jeux avec lesquels ces gens pensent pouvoir encore nous
égarer.