@Seth
Quelques jours plus tard, le 30 mars, Paris Match interviewe, séparément bien sûr, Julia Kristeva et Dominique Rolin à l’occasion de la publication de leurs livres respectifs. Évidemment, les questions portent rapidement sur Philippe Sollers (pour Kristeva, ça n’est pas la première fois. Cf. Quand l’infidélité sauve les couples et Julia Kristeva & Philippe Sollers - Tête à tête, deux articles du mois d’août 1996 [2]). Va-t-on cette fois assister au « bon vieux roman familial qui a fait ses preuves et continue de les faire » (Passion fixe), au grand déballage des grands et des petits secrets (« secret de Polichinelle » !) ? Mais non, on n’est pas dans le mythe de la « transparence » sartrienne ou people. « « Passion fixe » est une fiction, pas une biographie [3] » ; Sollers « jongle avec les différentes images féminines : bretteur et menteur sans vergogne comme Cyrano, qu’il affectionne », dit Kristeva ; « pour vivre heureux, vivons cachés », « un amour c’est une prison de liberté totale », rappelle Dominique Rolin. N’en déplaise à Paris Match, il n’y a pas de « ménage à trois » (et les inévitables « scènes » qui en découlent). On n’est pas non plus dans un vaudeville version 2008 ou 2014 et ça ne se passe pas au sommet de l’État. Pas (trop) de jalousie, pas de dépression, pas de cris. Clandestinité. Discrétion. Finalement, c’est la littérature et la pensée qui gagnent. Un art d’écrire ? Oui et donc un art d’aimer, un art de vivre.
Il me semble que ce sujet devrait vous intéresser autant qu’il m’intéresse !!!
A bientôt.
Amitié.