@Gérard Luçon J’ai moi aussi indirectement un accès à des infos russes et ukrainiennes, et je confirme. En outre, la conscription côté Kiev devient de plus en plus violente, de véritables rafles organisées avec des groupes de recruteurs, parfois cagoulés, qui font des descentes dans des rassemblements tels qu’un concert ou un mariage ! Occasionnant des résistances des témoins, ou des polémiques sur le fait que la vedette du concert aurait été informé mais n’a pas prévenu... Des hommes se terrent dans leurs logements, d’autres cherchent à quitter le pays au risque de leur vie. Récemment, à Odessa, une femme a hissé un drapeau russe à Odessa, elle a été arrêtée, et son décès par insuffisance cardiaque a été annoncé...
Ces divers aspects, clivages et haines ethniques, réfugiés du Donbass en Russie (avant 2022), désertions, difficultés de recrutement, ont été évoqués par nos médias, même les pires comme LCI, mais à la marge, vite fait mal fait(mal fait : croire qu’à un micro-trottoir sans anonymat, un Ukrainien va dire la vérité à un journaliste...). Je trouve que le plus gros tabou, c’est le degré de l’implication occidentale dans le conflit, sa nature (soldats ou pas, « instructeurs », satellites, logiciels, programmation des cibles, etc) On pourrait dire que c’est normal, c’est un secret-défense en temps de guerre, oui, mais nous ne sommes pas en guerre ! Nos médias ne peuvent probablement pas enquêter sur la participation (supposée) de l’Otan à la planification du conflit, mais au moins pourraient-ils interviewer anonymement des ingénieurs militaires pour faire le point sur les capacités techniques nécessaires à l’usage de ces missiles anglais, français et US, que les Ukrainiens ne peuvent probablement pas utiliser sans participation occidentale — ce qui a été confirmé par la fuite de la conversation des généraux allemands, jamais été contredite. Et comme l’a largement prouvé Jacques Baud dans ses bouquins, les médias anglo-saxons sont largement plus honnêtes que les nôtres, bien que la raison n’en soit pas claire.